Qu’est-ce que la BPCO, cette maladie répandue, mortelle et méconnue?

Cette pathologie représente la troisième cause de mortalité mondiale et pourtant, elle est peu étudiée et aucun remède réel n'existe à l'heure actuelle.

Qu’est-ce que la BPCO, cette maladie répandue, mortelle et méconnue?
Une personne avec un inhalateur, un appareil utilisé dans le cadre de la BPCO @BelgaImage

À l’occasion de la Journée mondiale de la bronchopneumopathie obstructive chronique (BPCO), les patients et les médecins ont attiré l’attention mercredi sur l’identification, le diagnostic et le traitement de la maladie. Cette maladie pulmonaire touche près de 800.000 Belges et est responsable de 3.500 décès par an dans notre pays.

Une maladie invalidante voire mortelle

Sous la devise «No Walk In The Park», une association de patients et l’association scientifique Belgian Respiratory Society (BeRS) ont demandé à des parlementaires de se promener dans le parc de Bruxelles, la bouche et le nez couverts de cinq masques. Les malades atteints de BPCO doivent en effet faire face à une capacité pulmonaire réduite et sont rapidement essoufflés. Cela s’accompagne de toux et de production de mucus. À ce jour, il n’existe aucun remède contre la BPCO. La prise en charge se limite à quelques thérapies, par exemple basées sur l’activité physique et la réhabilitation respiratoire.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette maladie représente la troisième cause de mortalité dans le monde, derrière les cardiopathies ischémiques et les AVC. La BPCO est d’ailleurs d’autant plus dangereuse depuis le début de la crise sanitaire qu’elle constitue un facteur aggravant supplémentaire au Covid-19.

Comme l’expliquent des experts dans une tribunal du journal Le Monde, la BPCO «souvent assimilée à une simple ‘toux du fumeur’, alors que 20 % des cas sont dus à d’autres facteurs, notamment les expositions à des poussières ou à des produits chimiques, liées à ­l’activité professionnelle». Ils pointent une pathologie invalidante, «même sans attendre les stades les plus sévères», sous-diagnostiquée («30 % des cas au mieux, 10 % au pire»), et méconnue, même parmi les professionnels de santé. «C’est une maladie qui n’intéresse personne. Jusque-là, il y a eu très peu de recherches. On aimerait montrer que lutter contre la maladie est un enjeu national», a déclaré en septembre dernier à France 3 Arnaud Bourdin, pneumologue au CHU de Montpellier, lors d’une journée de sensibilisation sur la BPCO.

Symptômes du BPCO

Illustration des symptômes de la BPCO: alvéoles pulmonaires endommagées et hypersécrétion réactionnelle de mucus dans les poumons @BelgaImage

Sur le même sujet
Plus d'actualité