Généralisation du tiers payant : ce qui va changer pour le patient

Le principe du tiers payant est appelé à se généraliser en 2022. Lors d’une consultation, le patient ne devra plus débourser que la part qui lui est due.

Généralisation du tiers payant : ce qui va changer pour le patient
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Médecins généralistes ou spécialistes, tous pourront décider bientôt de ne facturer que leurs honoraires aux patients. Selon plusieurs sources (De Standaard, Le Soir, L’Echo etc.), cette évolution dans le secteur des soins de santé devrait être effective l’année prochaine. Pour rappel, une personne qui se rend actuellement chez son généraliste ou chez son dentiste, doit, dans la plupart des cas, payer le montant total de la consultation ; à charge du patient de se faire ensuite rembourser par sa mutuelle. Le système du tiers payant permet à l’inverse aux prestataires de soins de réclamer directement à la mutuelle ce que celle-ci prend en charge; lors de sa visite, le patient ne paye alors que le ticket modérateur, c’est-à-dire la part qui lui est due.

Pour l’instant, le tiers payant est obligatoire pour les hospitalisations, les achats en pharmacie et chez les généralistes, ainsi que pour les patients bénéficiant de l’intervention majorée (statut BIM). Le comité de l’assurance soins de santé de l’Inami souhaite laisser la possibilité à tous les médecins de ne facturer aux patients que leurs honoraires.

Avec ce système, le patient ne débourserait plus que 3,5 ou 4 euros seulement chez un médecin généraliste, si ce dernier choisit d’appliquer le tiers payant. Reste aussi à compter l’éventuel supplément d’honoraires (jamais remboursé par la mutuelle), au cas où votre médecin n’est pas conventionné. Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), a déjà approuvé la proposition. Le gouvernement fédéral doit maintenant donner son feu vert.

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