Covid-19: Vers une quatrième vague? Steven Van Gucht tempère

Le virologue Steven Van Gucht fait le point sur la hausse des chiffres du coronavirus en Belgique.

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Les contaminations ne cessent d’augmenter dans notre pays. Chaque jour, plus de 2.500 personnes sont testées positives au coronavirus, soit une augmentation de 28% selon le dernier rapport de Sciensano. Un chiffre qui reflète une moyenne calculée entre le 6 et 12 octobre. Or, cette hausse s’est montrée plus rapide encore ces derniers jours, certains ayant dépassé les 3.500 cas détectés sur 24 heures.

Ce constat est préoccupant, selon Steven Van Gucht. « Tout indique que nous sommes au début d’une vague d’infection », explique le virologue à Het Laatste Nieuws, avant de nuancer : « Cependant, dans quelle mesure ce n’était pas déjà le cas : le nombre d’infections augmente depuis l’été dernier, sauf que maintenant, nous sommes au milieu d’une accélération. » La plus forte accélération est observée en Flandre, plus avancée dans les assouplissements des règles sanitaires, avec les provinces du Limbourg et de la Flandre occidentale en tête. « La question de savoir si l’on peut parler d’une quatrième vague dépend de la façon dont on définit une vague, tempère l’expert de Sciensano. Avec environ 10 % des lits de soins intensifs actuellement occupés, nous sommes encore loin d’une situation où les hôpitaux seraient pleins. »

Ces derniers comptent actuellement plus de 800 patients covid dont près de 200 aux soins intensifs. Steven Van Gucht a dressé leur profil : « les patients des unités de soins intensifs sont en moyenne âgés de soixante ans et la majorité d’entre eux ne sont pas vaccinés », indique-t-il. « Occasionnellement, des personnes plus jeunes sont admises. Ce sont des gens qui ont une vingtaine ou une trentaine d’années, mais c’est rare pour être honnête. »

Vague d’infections ou d’hospitalisations ?

Le fait qu’il y ait plus d’infections à l’automne n’est pas une surprise. Les experts l’avaient prédit, mais on est loin de la reprise de l’épidémie tant redoutée. Pour le moment, en tout cas. « À l’approche de l’hiver, le virus va continuer à proliférer », affirme Steven Van Gucht, sans pour autant céder à la panique. « Espérons qu’il ne s’agisse que d’une vague d’infections et qu’elle ne devienne pas une vague d’hospitalisations. Mais je ne pense pas qu’il faille craindre le pire scénario des 1.000 lits de soins intensifs occupés: nous sommes déjà à la mi-octobre et, pour les chiffres actuels, nous sommes déjà plus tard dans la saison que ce que nous craignions il y a deux mois. Nous avons déjà gagné du temps. »

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