Covid: Erika Vlieghe explique ce qu’il faut penser de la hausse des contaminations

L’infectiologue se montre inquiète mais en même temps, elle relativise la gravité de la situation en prenant en compte les bénéfices de la vaccination.

Covid: Erika Vlieghe explique ce qu’il faut penser de la hausse des contaminations
Erika Vlieghe à l’hôpital universitaire d’Anvers, le 14 octobre 2020 @BelgaImage

Ce samedi, VTM Nieuws interviewait Erika Vlieghe, infectiologue à l’hôpital universitaire d’Anvers et présidente du GEMS, le groupe d’experts qui conseille le gouvernement sur la crise sanitaire. Elle a notamment été interrogée sur l’augmentation des cas de Covid-19 en Belgique, en hausse de 28% par rapport à la semaine précédente. Est-ce que cela est inquiétant, ou est-ce le risque de dérapage sanitaire est modéré?

«Si l’on met les choses en perspective et que l’on compare avec l’année dernière, la situation est moins préoccupante. L’année dernière, à la même époque, nous avions déjà le double du nombre de cas. Sans la vaccination, la situation pourrait probablement être dix fois pire», tient à souligner l’infectiologue. Pour autant, elle ne se montre que moyennement rassurée. «Je me fais toujours beaucoup de soucis, même si parfois, cela n’a pas lieu d’être», a-t-elle déclaré.

De grandes différences entre 2020 et 2021

Ce 15 octobre, on compte une moyenne de 2.438 nouveaux cas journaliers de Covid-19 sur les sept derniers jours. Il y a un an jour pour jour, ce chiffre s’établissait à 6.900 et a très vite augmenté, pour atteindre un pic de 17.800 cas le 30 octobre 2020.

Si l’on continue la comparaison, la moyenne des décès est aujourd’hui de 10 par jour, contre 30 l’année passée. Le summum de la deuxième vague avait été atteint le 11 novembre avec une moyenne sur 7 jours de 204 morts quotidiens.

En hôpital, la situation est plus ou moins stable pour l’instant aujourd’hui, avec 824 hospitalisations et 190 personnes en soins intensifs pour Covid-19. Le 15 octobre 2020, les chiffres étaient déjà en train de s’affoler avec plus de 1.500 hospitalisations et 260 personnes en soins intensifs. Le pic avait été atteint le 8 novembre avec plus de 7.200 hospitalisations et 1.400 personnes en soins intensifs.

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