Covid-19 : vers la vaccination de tous les 12-15 ans, à une condition

Le Conseil supérieur de la santé a remis son avis sur la vaccination des jeunes de 12 à 15 ans. Celle-ci ne sera pas systématique.

Une vaccination des 12-15 ans au libre choix. - AFP

Faut-il donner la possibilité à tous les jeunes de 12 à 15 ans de se faire vacciner contre le Covid-19 ? La question s’est posée après la décision, le 23 juin dernier, d’étendre la vaccination à cette tranche d’âge, uniquement dans le cas où ces derniers présentent des facteurs de comorbidités. Le Conseil supérieur de la Santé vient d’y répondre par l’affirmative, mais à une nouvelle condition : il faut leur laisser le libre choix.

Le CSS ne recommande pas d’organiser une vaccination systématique des 12-15 ans, mais bien de leur offrir la possibilité de demander cette protection de façon proactive. Et ce, avec le consentement de leurs parents ou de leurs tuteurs légaux. En d’autres termes, les plus jeunes ne recevront pas d’invitation comme leurs aînés, mais pourront réclamer la fameuse piqûre s’ils le souhaitent.

« On ne souhaite pas solliciter ces jeunes ados comme les autres de plus de 16 ans en les invitant via SMS et autres, juste les informer suffisamment pour qu’ils puissent décider en âme et conscience », explique au Soir Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral et président de la section vaccination du CSS. L’organisme détaille également les situations spécifiques où une vaccination des 12-15 ans pourrait être recommandée, qu’il s’agissent d’enfants présentant des facteurs de comorbidités (leucémie, maladies chroniques des reins ou du foie, syndrome de Down…), comme c’est le cas depuis fin juin, ou dont l’entourage est plus vulnérable face au risque de développer une forme grave de la maladie.

Une vaccination pour les autres

Rappelons-le, les adolescents qui ne présentent pas de comorbidités sont beaucoup moins susceptibles de développer une forme grave de la maladie. Les morts du covid chez les plus jeunes sont de l’ordre de l’exception, tandis que le risque d’hospitalisation est, lui aussi, très faible. Dans ce contexte, le Conseil supérieur de la santé reconnaît que la vaccination « offre peu de bénéfice individuel (pour cette classe d’âge), mais peut s’avérer utile pour limiter la circulation du virus dans la population en général, et ainsi protéger les individus les plus vulnérables », à l’heure où les contaminations repartent à la hausse.

Les politiques trancheront mercredi

Cet avis est purement consultatif. Le dernier mot reviendra aux différents ministres de la Santé, qui trancheront ce mercredi en conférence interministérielle. Au nord du pays, on se doute déjà que les responsables politiques suivront la recommandation des experts. Interrogé sur le plateau de VTM Nieuws ce dimanche, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) a en effet assuré que la Flandre plaiderait « pour que la vaccination soit proposée à toute cette tranche d’âge aussi vite que possible ».

Quant au vaccin que pourront recevoir ces jeunes, ce sera celui développé par Pfizer/BioNTech, puisqu’il est le seul à avoir fait l’objet d’essais cliniques sur les mineurs, et donc à avoir été homologué par l’Agence européenne des médicaments. 

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