Covid: les infections post-vaccination très limitées et asymptomatiques

Les chiffres dévoilés par Sciensano sur l’efficacité des vaccins sont extrêmement encourageants.

Une personne vaccinée contre le Covid-19 à Ivano-Frankivsk, dans l'ouest de l'Ukraine, le 10 juin 2021 @BelgaImage

La protection n’est peut-être pas de 100%, mais les vaccins anti-Covid touchent quand même ce pourcentage du doigt. C’est ce qu’affirme ce vendredi l’Institut de santé publique Sciensano sur base des données recueillies du début de la campagne de vaccination jusqu’au 31 mai. Durant cette période, seuls 0,32% des Belges entièrement vaccinés (avec plus de 14 jours depuis la dernière dose) ont été infectés par le coronavirus. Cela représente 4.526 personnes sur… 1.421.067! Mais ce n’est pas le seul chiffre rassurant que Sciensano met en évidence.

Les cas symptomatiques ultra-rares

Ces infections post-vaccination, qualifiées de cas «de percée», sont non seulement peu nombreuses mais en plus, comparé au total des contaminations, leur poids est minime. Sur les deux dernières semaines de mai, il n’y a eu que 652 infection du genre. Une goutte d’eau comparé aux 27.979 cas de Covid-19 sur la même période, soit 2,33%.

Ces cas de percée sont également très peu inquiétants. Sciensano a en effet regardé si ces 4.526 Belges avaient développé des symptômes du Covid-19. Dans 74% de ces cas, ce genre de donnée était disponible. Résultat: 68,1% n’ont présenté aucun signe de la maladie. Si ces infections ont pu être détectés, c’est donc seulement de manière fortuite, par exemple parce que ces personnes vaccinées ont dû faire un test pour un voyage. « Si les infections post-vaccinales sont rares, le risque de maladie symptomatique après la vaccination est encore plus faible », conclut donc Sciensano dans un communiqué.

Le communiqué de l’institut ne précise cependant pas si les infections ici relevées ont suivi l’administration de tel ou tel vaccin. Impossible donc de savoir si ces cas ont été postérieurs à une injection d’AstraZeneca, Pfizer, Moderna ou Johnson&Johnson. Sciensano assure qu’il s’agira de sa prochaine mission en la matière. Il va aussi se pencher sur le profil de ces cas de percée. Appartiennent-ils plus à certains groupes de la population? Comment les rares cas symptomatiques développent-ils la maladie? Cette étude devrait vraisemblablement durer encore un peu de temps, mais aucune date de publication n’a été donnée.

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