Le fédéral et Bruxelles précisent le calendrier pour une vie sans masque

Les membres du gouvernement semblent s’accorder sur le moment où les Belges pourront laisser tomber le masque. Au même moment, la capitale a tranché sur la fin de son port généralisé : le 9 juin prochain.

@BelgaImage

Alors que la région bruxelloise s’interroge sur l’obligation du masque sur son territoire, la question de la pérennité de cette mesure se pose aussi au niveau du fédéral. Conscients de la forte demande pour l’enlever, plusieurs ministres se sont avancés sur ce qui pourrait être la date de la fin du masque. Que ce soit le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke ou le Premier ministre Alexander De Croo, les deux disent plus ou moins la même chose en dessinant un horizon assez précis où cette protection pourrait être progressivement reléguée au placard.

Pour le début de l’automne?

Le coup d’envoi a été donné par Frank Vandenbroucke hier dans l’émission «C’est pas tous les jours dimanche» sur RTL-TVI. Interrogé sur le retrait des masques, celui-ci a répondu de manière assez claire. «Si on a suffisamment de personnes qui sont vaccinées deux fois, donc totalement protégées, alors ça peut prendre fin. Il y a un espoir pour septembre ou octobre». L’arrivée de l’automne pourrait donc être le moment de la «libération».

Aujourd’hui, seulement 27% des adultes sont entièrement vaccinés et 55% partiellement. Il va donc falloir encore patienter pour atteindre les chiffres élevés auxquels le fédéral aspire. En attendant, Frank Vandenbroucke estime quand même que des relâchements sont possibles. «Quand il y a une rencontre entre amis et que toutes les personnes ont été vaccinées deux fois, alors on peut dire que le masque n’est plus nécessaire», dit-il, tout en précisant que dans les espaces publics, cela ne peut pas se faire. 

Le Premier ministre optimiste

Quelques heures après cette déclaration, c’est au tour du Premier ministre Alexander De Croo d’être questionné à ce propos par le journal de RTL. Il rappelle d’abord prudemment que le masque constitue toujours une «protection très importante». «Lorsque vous êtes dans un lieu public avec des gens autour de vous, c’est quand même mieux de garder le masque pour l’instant pour être sûr qu’on ne contamine pas quelqu’un sans le vouloir», rappelle-t-il.

Mais ensuite, lui aussi s’avance sur une date, à l’instar de Frank Vandenbroucke. «Puisque cette campagne de vaccination avance vite, je pense qu’on peut estimer qu’au mois de septembre, et certainement octobre, on sera dans une période où le masque ne sera plus important. Il n’y aura plus l’obligation de le porter si les choses évoluent comme on le voit maintenant. Mais pour l’instant, il n’y a pas d’indication que les choses se passeraient mal».

Bruxelles et la rentrée scolaire

L’impératif du masque est donc bien parti pour rester de vigueur durant tout l’été, voire le début de l’automne, du moins si la situation épidémique ne se dégrade pas (à cause des variants par exemple). L’obligation la plus contraignante en Belgique pourrait néanmoins tomber prochainement: le port généralisé du masque à Bruxelles. Ce lundi, plusieurs bourgmestres de la capitale ont fait savoir que cette mesure prendrait fin le mercredi 9 juin. Une partie des experts s’était déclarée favorable à une telle décision, à l’instar du porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. Cette perspective était en revanche accueillie assez froidement par Frank Vandenbroucke qui estimait qu’il était peut-être «prématuré de prendre ce type de décisions». Reste maintenant à savoir où l’obligation du masque sera encore d’application. Il se pourrait par exemple qu’elle ne soit cantonnée qu’aux endroits plus sensibles comme les rues commerçantes.

Durant l’été, il faudra aussi trancher sur la question du port du masque dans les écoles pour la rentrée de septembre. Une partie des parents et des enseignants est favorable à ce qu’il soit enlevé mais cela est encore loin d’être sûr, vu que les jeunes sont vecteurs du coronavirus et que seuls ceux ayant au moins 16 ans pourront être vaccinés, du moins pour l’instant. Le ministre de la Santé a assuré qu’une évaluation sera réalisée, sans donner de précisions supplémentaires.

Sur le même sujet
Plus d'actualité