« Il est temps et plus que temps de rouvrir la culture »

Les deux épidémiologistes de l'ULB, Yves Coppieters et Marius Gilbert, réitèrent leur appel  en faveur une réouverture du secteur culturel.

Représentation aux Halles de Schaerbeek le 30 avril dernier - Belga

Alors que le prochain Codeco qui se déroulera mardi doit se pencher sur le cas des secteurs culturels et événementiels, Yves Coppieters et Marius Gilbert, deux experts dont la parole tranche avec celle d’autres bien plus influents (et notamment celle de Marc Van Ranst qui a l’oreille de Frank Vandenbroucke), ont rappelé sur Twitter leur position : « Il est temps et plus que temps de rouvrir la culture », a écrit Yves Coppieters.

De son côté, Marius Gilbert, qui a été invité samedi dernier aux Halles de Schaerbeek par le collectif Still Standing For Culture (lequel avait lancé une semaine de fronde bravant l’interdiction d’ouvrir), avait alors dit : « On est dans une configuration où le risque de transmission entre deux personnes est très très faible. Pour le secteur culturel, il est possible d’organiser des événements à très faible risque de transmission, voire où le risque est pratiquement écarté ».

Il a poursuivi dans un tweet : il est « parfaitement possible, dès maintenant, d’organiser des événements culturels sûrs qui ne compromettent pas le déconfinement en cours ». Une prise de position qui fait écho à la carte blanche qu’il a signée il y a un mois avec deux autres experts (Nathan Clumeck et Leila Belkhir), appelant les autorités à changer de stratégies, en particulier à mettre fin à l’arbitrage par secteurs. Stratégie que déplorait aussi Still Standing For Culture, observant que la culture était dès lors défavorisée car toujours le dernier maillon de la chaîne de réouverture.

« On sait qu’il y a une crise sanitaire, on la tient en compte, nous disait Clara Leonet du Kinograph. Mais plutôt que de dire : « Certains rouvrent à 100% et d’autres restent fermés », on pense qu’on pourrait tous rouvrir à 25%, par exemple. Parce que aujourd’hui, de la manière dont les choses sont gérées, une fois que le gouvernement permet une réouverture, il y a une reprise des contaminations et ça remet la culture en queue de peloton. Or, il y a eu des études qui montrent que ce n’est pas les cinémas ou les salles de spectacle qui sont les principaux foyers de contamination ».

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