Vaccination : Bruxelles accélère, Namur craint de ne pas pouvoir aller plus vite

Dans la capitale, on réduit l'attente entre les deux doses du vaccin AstraZeneca et on vaccine déjà les quadras. En revanche, du côté du centre de Namur Expo, on craint de ne pas pouvoir augmenter la cadence comme le souhaite le Gouvernement wallon.

Outre les seniors, Bruxelles a déjà vacciné pas mal de quinquas et quadras. (Belga)

Selon les estimations de la Task Force, 80% des Belges de plus de 18 ans pourront être vaccinés entre juillet et la mi-août. Une projection optimiste pour un pays dont la campagne a démarré plutôt lentement. 

Mais aujourd’hui, la Belgique s’est bien rattrapée. Elle fait même partie des champions européens en ce qui concerne l’administration des premières doses. Selon les chiffres du 2 mai, 3.055.382 personnes ont reçu une des deux piqûres. C’est 33,3% des Belges majeurs. 

Et le rythme devrait bientôt s’accélérer. À Bruxelles, notamment, où la Région vient de décider de réduire l’attente entre les deux injections du vaccin AstraZeneca. L’entreprise pharmaceutique recommande une période de 8 à 12 semaines entre les deux doses.

Prudente, la Commission communautaire commune avait fixé la pause maximum recommandée, tout comme le reste du pays. 

Les sérums des autres entreprises ne demandent un intervalle que d’un mois environ. Les trois mois nécessaires pour l’AstraZeneca ralentissaient la cadence de vaccination. Avec 8 semaines seulement, de nouveaux créneaux vont se libérer pour des rendez-vous et permettre à la Région bruxelloise de se rapprocher plus rapidement de ses objectifs.

Pourtant, Bruxelles n’est pas en retard, que du contraire. Entre lundi et dimanche dernier, le record régional a été battu avec 73.000 doses injectées. Cette semaine, 63.400 personnes devraient recevoir leur injection. À noter que la capitale ne s’occupe plus uniquement des seniors et cible déjà des tranches d’âges plus jeunes. La moitié (52%) des 55-64 ans ont déjà reçu une dose et même un quart (24%) des 45-54 ans !

Au bout des carnets d’adresses

Par contre, ailleurs en Belgique, certains centres de vaccination craignent de ne pas réussir à augmenter la cadence. En effet, le Gouvernement wallon a décidé il y a quelques jours que tous les centres de la région passeraient à une capacité de 250.000 doses par semaine début mai, et 400.000 en juin.

Du côté du centre de vaccination de Namur Expo, cela sera difficile d’atteindre cet objectif. « On vient seulement d’atteindre notre rythme de croisière après deux mois à tout organiser. Si on nous demande d’ouvrir plus de lignes, il va falloir tout recommencer au niveau du recrutement et des horaires », explique Charlotte Lecomte, responsable administrative médicale du site, le plus grand de la province de Namur, dans les colonnes du Soir.

Un problème majeur est pointé : le manque d’effectifs. « Les étudiants infirmiers ou en médecine vont être en blocus ou en examen. On ne pourra plus compter sur eux. Il va falloir du renfort alors qu’on arrive au bout de nos carnets d’adresses », a déclaré Julien Thys, responsable des plannings, au micro de la RTBF.

Une solution pour le responsable médical du centre ? Former plus de personnes à la vaccination. « On pourrait imaginer que des aide-soignantes bénéficient d’une surveillance et d’une supervision pour pouvoir administrer des vaccins », a précisé le docteur Dominique Henrion. Mais pour le Gouvernement wallon, il reste assez de personnel de réserve. Cette solution ne sera qu’un dernier recours. 
 

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