Comment le variant indien est arrivé en Belgique

Quarante-trois étudiants indiens sont venus faire une formation en soins infirmiers à Alost et Louvain. Parmi eux, un super-contaminateur...

Belga

Alors que la situation sanitaire devient intenable en Inde, des étudiants infirmiers viennent en Europe pour suivre des formations rapides. Ils étaient quarante-trois en direction d’Alost et de Louvain. Tous ont été testés négatifs avec un test PCR avant leur départ en Inde. Arrivés à Paris Charles De Gaulle le 12 avril, ils ont de nouveau été testés négatifs, via un test rapide. Le 17 avril, alors qu’ils étaient arrivés chez nous en bus, les premiers malades se sont déclarés.

L’information, relatée dans Het Laatste Nieuws et Het Nieuwsblad, a été confirmée par les deux bourgmestres des villes concernées à Belga. Marc Van Ranst a quant a lui expliqué sur la VRT : « Il y avait probablement un super contaminateur dans le bus, qui a glissé à travers les mailles du filet et infecté les autres. Cinq jours plus tard, le 17 avril, les premiers élèves sont tombés malades. Ils ont ensuite été testés et des recherches montrent qu’il s’agit de la nouvelle variante indienne ».

Les étudiants ont tous été placés immédiatement en quarantaine. Marc Van Ranst estime qu’il est peu probable qu’ils aient contaminé d’autres personnes. « Bien sûr, ils ont eu des contacts avec le conducteur de cet autobus, mais il a donné un résultat négatif. De plus, ils n’ont pas eu de contacts à risque élevé ».

« Une leçon à tirer »

Cependant, quatre cas de variant indien ont été signalés chez des personnes n’ayant pas voyagé, selon Het Nieuwsblad. Deux d’entre eux ont été diagnostiqués à Schoten et Deurne, dans la province d’Anvers.

Ils sont désormais vingt étudiants étudiants indiens a être atteint du variant indien du Covid. Il pourrait y en avoir d’autres parmi le groupe. Ils sont plusieurs à avoir déjà été vacciné par le vaccin indien ou, plus inquiétant, AstraZeneca. « Cela ne semble pas les protéger complètement de l’infection et du développement des symptômes. Nous enquêtons là-dessus », a expliqué Emmanuel André sur la RTBF.  

Pour ce dernier, « c’est vraiment une leçon à tirer. C’est grâce au test ET à la quarantaine stricte qu’on espère contenir au maximum ce phénomène. Le testing et l’isolement sont vraiment nécessaires pour contenir ces variants en Belgique ».

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