Vaccins : la méfiance est-elle déraisonnable?

Une complication grave sur 100.000 utilisateurs, c’est le risque associé à la contraception ou à de banals antidouleurs, à une transfusion ou une anesthésie.

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Alors 6 thromboses cérébrales pour 6 millions de doses administrées de Johnson & Johnson devaient-elles provoquer le gel du vaccin? Statistiquement non, mais émotionnellement, c’était indispensable dans une époque toujours plus sensible à la notion de ­risque, une époque matraquée aussi par les grossissements médiatiques et les fausses infos des réseaux sociaux.

Une enquête montre d’ailleurs que, dans les maisons de repos, 90 % des ­pensionnaires ont accepté d’être vaccinés, mais seulement 60 % des membres du personnel en Wallonie et 47 % à Bruxelles. Ils étaient pourtant bien placés pour voir leurs patients mourir du virus ou d’isolement lors de la première vague. Et aujourd’hui, ils sont aux premières loges pour constater les bienfaits du vaccin.

Quand la méfiance est aussi déraisonnable, les hésitations des organismes censés nous éclairer sur les vaccins deviennent catastrophiques. Il y a de quoi s’interroger sur les procédures de la pharmacovigilance non seulement dans l’urgence de la pandémie mais aussi pour tous les médicaments. Notre dossier examine les progrès et les zones d’ombre de ces contrôles et décisions.

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