Les États-Unis appellent à suspendre l’utilisation du vaccin Johnson & Johnson

Alors que la Belgique vient de recevoir ses premiers vaccins Johnson & Johnson, aux Etats-Unis, les autorités sanitaires préconisent de suspendre son utilisation, suite à des caillots sanguins.

Le vaccin Johnson & Johnson pourrait être suspendu aux Etats-Unis. - AFP

Après la saga AstraZeneca, c’est au tour du vaccin de Johnson & Johnson d’être sous la loupe. Les autorités sanitaires américaines ont recommandé mardi « une pause » dans l’utilisation du vaccin unidose Janssen afin d’enquêter sur l’apparition de cas graves de caillots sanguins chez six personnes aux États-Unis, rapporte le New York Times. Ces dernières étaient toutes des femmes, âgées de 18 à 48 ans. L’une d’entre elles est d’ailleurs décédée et une deuxième a été hospitalisée dans un état critique.

Par excès de prudence

« Nous recommandons une pause dans l’utilisation de ce vaccin par excès de prudence », ont déclaré dans un communiqué commun le Dr Peter Marks, directeur du Center for Biologics Evaluation and Research de l’Agence américaine des médicaments (FDA), et le Dr Anne Schuchat, directrice adjointe principale des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). « À l’heure actuelle, ces événements indésirables semblent être extrêmement rares ». En effet, ces six cas rapportés sont à balancer avec les sept millions de personnes qui ont reçu jusqu’à présent aux Etats-Unis le vaccin développé par la firme pharmaceutique américaine.

Au-delà de cette recommandation, la FDA et les CDC vont interrompre l’administration du vaccin dans tous les sites gérés par le gouvernement fédéral et invitent les États à faire de même, le temps de l’enquête.

L’Europe garde un oeil sur ce vaccin

Cette annonce survient alors que la Belgique vient de recevoir son premier lot du vaccin Janssen. 36.000 doses sont arrivées lundi, mais n’ont pas encore été injectées. Vendredi dernier, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait indiqué enquêter elle aussi sur des liens entre le vaccin de J&J et des cas de caillots sanguins. Son Comité d’évaluation des risques en pharmacovigilance (PRAC) poursuit son examen et devrait décider si des restrictions sont nécessaires.

Dans le cas d’AstraZeneca, l’EMA a reconnu la semaine dernière un lien entre l’administration du vaccin et des cas très rares de formation de caillots sanguins inhabituels associés à des plaquettes sanguines basses, désormais répertoriés comme « effets secondaires très rares ». Dans l’attente d’informations plus précises de l’Agence, la Belgique a suspendu son utilisation ces quatre prochaines semaines chez les moins de 56 ans.

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