Inscrit sur Qvax? Voici ce qui vous attend

Centres où se rendre, fonctionnement des convocations, priorités… Le bilan de tout ce qu’il faut savoir pour les "réservistes" de la vaccination anti-Covid.

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Ce mardi, l’inauguration de la plateforme en ligne Qvax a été un véritable succès: plus de 600.000 Belges ont tenté de s’y inscrire comme réservistes. Environ 250.000 d’entre eux ont réussi à venir au bout de l’interminable file d’attente hier, ce qui leur a souvent pris de longues heures. Les centres de vaccination vont maintenant pouvoir les appeler lorsqu’ils disposeront de doses de vaccins excédentaires. Voici toutes les informations qui leur seront utiles lorsque le moment de leur convocation arrivera.

Des appels dans tous les centres wallons dès vendredi

Pour l’instant, en Belgique, seuls les Wallons et les Flamands ont pu s’inscrire. Les Bruxellois devront attendre le lundi 12 avril pour s’inscrire sur une plateforme similaire, Doctena. Concernant la Wallonie, le système n’est pour l’instant adopté que par les neufs grands centres de vaccination de la région (Charleroi, Mons, Tournai, Ronquières, Namur, Court-Saint-Étienne, Marche-en-Famenne, Pepinster et Grâce-Hollogne) et quatre autres plus petits (Féronstrée, Libramont, Hannut et Gedinne). Dès ce vendredi 9 avril, il sera étendu à tous les petits centres de proximité sans exception, nous fait savoir le porte-parole du gouvernement wallon Olivier Rubay. Même les régions les plus isolées, comme dans le Luxembourg, pourront donc bénéficier de Qvax.

Qu’une personne se soit inscrite hier ou plus tard, la distribution des vaccins excédentaires sera faite en fonction des critères de priorité établies par les autorités. Seront donc convoqués d’abord les plus âgés et ceux avec comorbidités. Parmi ces derniers, il y a une séparation selon deux groupes d’âge. Pour les 45-65 ans, sont prioritaires les personnes victimes d’une maladie respiratoire chronique, d’une maladie vasculaire, d’obésité, d’un diabète, d’un trouble neurologique, d’une démence, d’un cancer ou d’une hypertension. Chez les 18-65 ans, arriveront en premier ceux avec une maladie rénale, hépatique ou hématologique, avec le syndrome de Down, ceux qui ont subi une transplantation et ceux avec une maladie rare autre. Les autres viendront après. Chaque jour, il y aurait entre 500 et 1.000 doses distribuées parmi les personnes inscrites sur la plateforme Qvax.

Être réactif mais pas forcément pressé

Lorsqu’arrivera le moment de la convocation, les réservistes vont devoir être réactifs. Comme le précise le site au moment de l’inscription, ils auront 30 minutes pour répondre au mail ou au SMS qui leur sera envoyé. Sinon, une autre personne sera contactée à leur place. En cas de réponse positive, pas besoin de stresser avec un temps défini pour arriver au centre, il n’y en a pas. Les réservistes pourront venir au cours de la journée jusqu’à la fermeture entre 20h et 22h en fonction des établissements.

Ces convocations pourront déjà commencer le matin si les centres se rendent compte qu’il y a déjà des rendez-vous ratés en début de journée. «Il faut savoir que pour les vaccins Pfizer, il y a toute une procédure pour les décongeler et les utiliser endéans une certaine période», nous précise Olivier Rubay, ce qui amène donc les soignants à utiliser la plateforme Qvax parfois très tôt.

Le cheminement de la vaccination

Pour se rendre au centre en question, les réservistes auront droit aux tickets vaccination de la SNCB, à l’instar des personnes vaccinées normalement. Ils pourront ainsi faire le trajet aller-retour gratuitement en présentant leurs convocations.

Une fois arrivés sur les lieux, ils suivront les démarches habituelles. Un contrôle de température sera réalisé pour éviter d’éventuelles contaminations, les documents seront contrôlés et ils seront mis dans une liste d’attente. Une fois au guichet, la convocation sera scannée et la personne en question redirigée vers telle ou telle salle de vaccination. Une fois le vaccin administré, il faudra attendre 15 minutes en salle de repos, soit le temps nécessaire pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème de réaction. Une fois ce temps écoulé, la personne pourra rentrer chez elle avec une indication pour savoir quand avoir sa deuxième dose.

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