Phase 1A4 : dès demain, on vaccine toutes les professions médicales

Ce mardi, médecins généralistes et spécialisés, infirmiers, pharmaciens et autres professions de la santé pourront recevoir leur première dose. Une campagne qui avance bien, alors que malheureusement les chiffres remontent doucement, éloignant la possibilité d'un déconfinement prochain.

Cette semaine, on vaccine les médecins et les infirmiers. (Belga)

70% de la population belge vaccinée. Un objectif que tous les Belges qui ne supportent plus le confinement et ses règles strictes ont bien en tête.  C’est le seuil qui nous permettrait de reprendre un quotidien qui ressemblerait à celui de 2019 et avant. 

Malheureusement, on en est encore loin. Pour l’instant, moins de 3% de la population a reçu les deux doses, soit un peu plus de 250.000 personnes. Qui sont-ils ? Les pensionnaires de nos maisons de repos bien entendus, les équipes de ces établissements mais aussi les médecins et infirmier.e.s des hôpitaux.

D’ailleurs, cette étape est désormais finie. Dès ce mardi, c’est au tour d’une nouvelle partie des citoyens de recevoir la première des deux piqûres nécessaires pour être immunisé. Cette fois, ce sont les professionnels des soins de santé, de première ligne comme on les appelle depuis le début de cette crise, notamment les médecins, généralistes ou spécialistes, les pharmaciens ou les kinés, mais aussi le personnel des institutions de soin spécialisées.

Mi-février, on commence par les médecins, infirmières et dentistes de plus de 50 ans, ensuite les plus jeunes. Puis fin mars, on passera aux autres professions, en commençant aussi par les plus âgés.

Comment ça se passe ?

Evidemment, si vous faites partie des 120.000 personnes visées, pas besoin de se dépêcher pour réserver une place. Vous allez recevoir une invitation par courrier, et peut-être même par mail ou SMS, qui vous expliquera comment fixer un rendez-vous et surtout où. 

Impossible de choisir où on se fait vacciner, vous aurez deux options selon votre situation. Il existe 31 points de vaccination en Wallonie, essentiellement des hôpitaux mais aussi 4 grands centres à Bierset, Ronquières, au Louv’Expo et au hall des sports de Tournai et deux à Bruxelles, boulevard Pachéco et au Heysel. 8 autres ouvriront progressivement dans la capitale dans les prochaines semaines.

Le centre de Bierset. (Belga)

Le centre de Bierset. (Belga)

Le jour du rendez-vous, c’est tout simple : il faut votre carte d’identité et votre invitation à vous faire vacciner. Selon la disponibilité, vous recevrez le vaccin Moderna ou le Pfizer, ce qui vous sera expliqué puisque la durée d’attente avant la seconde dose est différente entre les deux.

Et ensuite ?

Fin mars, tous les professionnels de la santé, qui le souhaitent, devraient avoir été vaccinés.

On pourra donc passer à la phase 1B, qui concernera désormais la population. Evidemment, on commencera par les personnes les plus à risque, à savoir : les Belges âgés de 65 ans et plus, les personnes atteintes de maladies rares et/ou graves (cancer, troubles respiratoires ou cardiovasculaires, etc.) mais aussi celles qui souffrent d’obésité, de diabètes, de maladies des reins…

Ensuite, une série de professions essentielles sera définie afin que ceux qui les exercent soient immunisés au début du printemps, avant de généraliser la vaccination à toute la population.

Déconfiner avant le vaccin ?

Evidemment, d’ici là, on espère tous que les règles sanitaires seront un peu plus faciles à vivre, que l’évolution des courbes permettra au Gouvernement de nous offrir progressivement un peu plus de libertés. Malheureusement, à en voir les chiffres de ce lundi, ça ne devrait pas être pour tout de suite. 

Entre le 12 et 18 février, on note une augmentation des cas détectés chaque jour en moyenne (2000,5) alors qu’il y a eu moins de tests réalisés au quotidien. Cette moyenne augmente d’ailleurs depuis plusieurs jours, alors qu’elle diminuait depuis deux semaines… Heureusement, les hospitalisations, elles, restent stables, et les décès diminuent. Mais un scénario de déconfinement dans les prochaines semaine est difficile à imaginer.

Indépendants et gérants du secteur ainsi qu’une partie de la population réclament sans cesse une réouverture de l’Horeca rapide. Mais, comme l’explique Le Soir, la situation actuelle est pire que celle de juin, au moment où restaurants et bars ont pu réaccueillir leurs clients. Les nombres d’admissions à l’hôpital et de lits occupés sont beaucoup plus élevés. Les courbes, elles, stagnent et remontent même un peu, alors qu’à l’époque, elles baissaient nettement.

Le ministre de la Santé a même annoncé qu’aucun nouvel assouplissement ne serait annoncé cette semaine… Heureusement, donc, que la campagne de vaccination, elle, avance.
 

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