Anglais, brésilien, sud-africain… Que sait-on des variants du Covid-19 ?

Des contaminations au variant brésilien du coronavirus ont eu lieu dans un commissariat du Brabant flamand. Vont-ils pourrir la stratégie de vaccination ?

Belga

Le variant brésilien a été détecté, pour la première fois en Belgique, dans un commissariat du Brabant flamand. Une trentaine d’agents en sont porteurs. Après le variant anglais (une contamination sur quatre) et le variant sud-africain (détecté à Arlon et en Flandre Occidentale), c’est la troisième mutation du SARS-Cov-2 qui nous atteint. Faut-il s’en inquiéter ?

Qu’est-ce qu’un variant ?

Le virus s’adapte. Tandis qu’il se propage et que la réponse immunitaire de ses victimes se développe, il mute pour continuer à être « performant ». Cette mutation du virus est ce qu’on appelle le variant. Evidemment, les variants sont différents selon l’environnement dans lequel ils apparaissent. D’où les noms de variants anglais, sud-africain ou brésilien… La crainte liée à ces variants est qu’ils risquent de mettre à mal l’immunité obtenue après avoir contracté le virus ou via un vaccin. Qu’en est-il ?

Belga

Le variant anglais

Apparu dans le Kent en décembre dernier, le variant anglais est 70% plus contagieux que le virus initial et 30% plus mortel. Il a déjà généré d’autres mutations (le variant de Liverpool, de Bristol…). Ce variant exacerbe les symptômes classiques liés au Covid-19 (plus de fièvre, plus de toux…), mais il n’ajoute pas d’autres symptômes.

Le variant anglais est déjà très présent en Belgique et dans le nord de la France. Pour l’instant, une contamination sur quatre est due à cette mutation. Dans quelques semaines, il devrait devenir le « virus majoritaire » sur notre territoire. La bonne nouvelle, c’est que les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna assurent qu’ils sont performants contre ce variant.

Le variant sud-africain

Détecté en décembre 2020, il est responsable de la forte vague de contaminations que subit l’Afrique du Sud depuis janvier. En Belgique, ce variant a été détecté il y a un mois dans la région d’Arlon et en Flandre Occidentale.

On sait qu’il est 1,5 fois plus contagieux que le virus initial, mais il n’est pas plus mortel. Les symptômes sont les mêmes que ceux du virus initial. Au vu de la situation en Afrique du Sud, il se pourrait qu’il attaque plus de jeunes (sans certitude). Le problème de ce variant, très proche du virus initial, est que les anticorps ont du mal à le reconnaître comme virus. Si bien que l’efficacité du vaccin AstraZeneca sur le variant sud-africain n’est pas assurée. Du côté de Pfizer-BioNTech, par contre, pas de problème : le vaccin est efficace.

Le variant brésilien

Dernier venu dans le trio de tête, le variant brésilien inquiète plus que les deux autres. La raison ? Il est apparu à Manaus, ville d’Amazonie qui avait déjà subi un très lourd tribut lors de la première vague. A tel point qu’elle était proche de l’immunité collective… Or, la ville a été ravagée une seconde fois par ce variant.

Le variant brésilien est beaucoup plus contagieux que le virus initial et il échappe à la réponse immunitaire. C’est-à-dire qu’il réinfecte les personnes qui avaient déjà été infectées. Mais il n’est pas forcément plus mortel pour autant. Arrivé en Europe très récemment, on ne sait pas encore s’il résiste ou non aux vaccins. Des premiers cas viennent d’être détectés en Belgique, dans un commissariat du Brabant flamand.

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