Origine du coronavirus: les premières conclusions de l’enquête de l’OMS

L'enquête de l'OMS à Wuhan n’a pas établi de certitudes sur les origines de la pandémie, concluant que l’hypothèse « la plus probable » est la transmission depuis un premier animal, puis un deuxième, avant une contamination à l’homme.

Liang Wannian et Peter Ben Embarek lors de la conférence de presse ce mardi. - AFP

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en Chine, l’équipe internationale d’experts chinois et de l’OMS a donné ce mardi une conférence de presse pour livrer les premières conclusions de son enquête. Plus d’un an après le début de la crise, ils n’ont pas pu percer les origines de la pandémie de Covid-19.

Les enquêteurs arrivés en janvier se sont notamment rendus à l’institut de virologie de Wuhan, que les Américains avaient accusé d’être à l’origine de la fuite du virus, mais aussi le marché aux animaux où ont été signalés les premiers cas.

Une transmission du coronavirus depuis un premier animal puis un deuxième avant une contamination à l’homme est l’hypothèse « la plus probable », a indiqué Peter Ben Embarek, chef de la délégation de l’OMS qui vient de mener dans le berceau de l’épidémie. Cette piste demande toutefois « des recherches plus spécifiques et ciblées« , a-t-il ajouté.

Une fuite d’un laboratoire peu crédible

La transmission depuis un animal est probable mais celui-ci n’a « pas encore été identifié« , a pour sa part déclaré Liang Wannian, le chef de la délégation de scientifiques chinois. En tout état de cause, l’hypothèse de la fuite du coronavirus d’un laboratoire est « hautement improbable« , selon le chef de la délégation de l’OMS à Wuhan. Et « il n’y a pas assez de preuves […] pour déterminer si le Sars-Cov-2 s’est propagé à Wuhan avant décembre 2019« , a indiqué Liang Wannian.

Depuis les premiers cas de Covid-19 rapportés à Wuhan, la pandémie a fait plus de 2,3 millions de morts dans le monde.

Un agent de sécurité empêchant un photographe de prendre des photos de l'hôtel où se trouve les enquêteurs de l'OMS

Un agent de sécurité empêchant un photographe de prendre des photos de l’hôtel où se trouve les enquêteurs de l’OMS. – Reuters

S’armer de patience

Cette mission sur les origines de la transmission du virus à l’homme, jugée extrêmement importante pour tenter de mieux lutter contre une possible prochaine épidémie, a eu du mal à se mettre en place, la Chine semblant très réticente à laisser venir ces spécialistes mondiaux de diverses disciplines comme l’épidémiologie mais aussi la zoologie.

L’OMS avait auparavant prévenu qu’il faudrait s’armer de patience avant de trouver une éventuelle réponse. « Nous sommes dans un processus et nous avons besoin de temps et d’efforts pour comprendre » ce qui s’est passé, a expliqué à l’AFP le docteur Hung Nguyen-Viet, co-directeur du programme sur la santé humaine et animale à l’Institut international de recherche sur l’élevage à Nairobi.

Plus d'actualité