Vaccins contre le Covid-19: Pfizer prend du retard

La Belgique recevra finalement moins de doses du vaccin Pfizer que prévu en janvier, alors que d'autres pays ont déjà commencé les vaccinations ou accordé leur autorisation.

Moins de doses que prévu pour la Belgique. - AFP

600.000 doses du vaccin de Pfizer-BioNTech. C’est ce qui était prévu pour la Belgique dès janvier, permettant ainsi de vacciner 300.000 personnes – car deux doses sont nécessaires par patient. Mais, la firme ayant accumulé du retard dans la production au niveau mondial, notre pays n’en recevra finalement, dans un premier temps, que la moitié.

Selon les promesses de la société américaine, « ce retard sera rattrapé en grande partie – mais pas entièrement – dans le courant du mois de février », a indiqué au Soir le cabinet du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, précisant que toute l’Europe devra faire face à ce problème. Pfizer n’atteindra d’ailleurs pas l’objectif de fournir 25 millions de doses aux Européens d’ici fin décembre.

Ce retard n’empêchera pas de débuter la campagne de vaccination le 5 janvier en Belgique, mais il entraînera néanmoins quelques modifications dans son planning. Avec 300.000 doses au lieu de 600.000, les maisons de repos et les hôpitaux ne pourront pas être vaccinés simultanément. La priorité sera donnée aux seniors. Ensuite viendront les soignants de première ligne.

Sept pays ont déjà autorisé le vaccin Pfizer-BioNTech

Sans vouloir confirmer ou infirmer cette information, l’Agence fédérale du médicament rappelle que la première étape, avant la mise sur le marché de ce vaccin de l’alliance américano-allemande, c’est son autorisation. Celle-ci a déjà été accordée au Royaume-Uni, premier pays occidental à avoir déployé sa campagne massive de vaccination, au Canada, au Bahreïn, en Arabie saoudite et au Mexique.

Dernier pays à avoir reçu le feu vert: les Etats-Unis, sous la pression de Donald Trump. Selon le Washington Post, la Maison Blanche a sommé vendredi le chef de l’Agence américaine des médicaments (FDA) d’autoriser le jour même le vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, ou de démissionner. « Sortez le fichu vaccin maintenant », a écrit le futur ex-président, visiblement impatient, alors que la décision de la FDA était de toute façon attendue durant le week-end. Après l’autorisation du vaccin, le Républicain a promis vendredi soir une première injection « dans moins de 24 heures ». « Aujourd’hui, notre pays a réalisé un miracle médical », s’est-il félicité dans une courte vidéo publiée sur Twitter.

La Belgique productrice, mais pas prioritaire

Son voisin du nord, le Canada, lance également sa campagne de vaccination dès lundi, à destination des personnes âgées et vulnérables, puis des professionnels de la santé. Près de 250.000 premières doses y sont attendues d’ici fin décembre, sur une commande totale passée auprès de Pfizer de 76 millions de vaccins, essentiellement fabriqués… en Belgique.

Alors que le site de la firme pharmaceutique situé à Puurs, près d’Anvers, est devenu une plaque tournante de production de vaccins contre le Covid-19 pour le monde entier, le plat pays n’est donc pas prioritaire dans la distribution de ses doses. Il suit en réalité les contrats signés par la Commission européenne, au nom des 27 Etats membres, pour une distribution juste, en proportion avec le nombre d’habitants par pays. 

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