Une petite cure estivale?

Les bienfaits de la détox: info ou intox? Mettre son organisme au vert de temps en temps permet en tout cas d’éviter quelques pépins de santé.

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Se soigner par les plantes ne signifie pas forcément qu’il faille être malade. Même en se sentant en bonne forme, on peut utiliser les plantes pour maintenir notre équilibre biologique ou opter pour une petite cure détox, histoire de laisser notre organisme souffler un peu et se régénérer. Ça tombe bien, l’été nous pousse généralement à manger plus de fruits et de légumes. Pourquoi ne pas en profiter pour allier les plantes à ce mode de vie estival plus sain?

 

On la fait quand?

De plus en plus vantées, les cures détox sont devenues une habitude pour nombre d’entre nous. On dit d’ailleurs que notre corps effectue deux fois par an un autonettoyage "saisonnier". Une fois à l’automne, une fois au printemps, bien que l’on puisse suivre une cure à n’importe quel moment de l’année si le besoin s’en fait sentir. Généralement, on conseille de suivre la cure détox pendant 40 jours.

 

Quelles toxines?

On distingue deux types de toxines: exogènes et endogènes. Les unes proviennent de l’extérieur (pollution, exposition aux produits chimiques, alimentation d’origine industrielle, consommation excessive de viande…). Les autres sont produites par l’organisme lorsqu’il est fatigué ou lorsqu’il ne parvient plus à les assimiler ou les éliminer de façon normale. Pour lutter contre la pollution de notre corps, nous devons donc stimuler les organes qui nous aident à le nettoyer, soit le foie, les reins et les intestins. Car en cas de surcharge de travail, les bactéries que nos organes ne sont pas parvenus à traiter peuvent devenir la cause d’allergies, de rhumes ou encore d’infections urinaires.

 

On procède comment?

Le principe de la cure détox est aussi de permettre à son organisme de se reposer. Certains professionnels de la santé préconisent de faire une croix sur la viande rouge, les produits laitiers (surtout pour les personnes qui souffrent d’intolérances et qui, à long terme, risquent de gros embarras de santé) et le sucre, y compris les sucres "cachés" dans une séries d'aliments. A privilégier: les fruits et les légumes (cuits de préférence, les crudités ayant le désavantage d’irriter les intestins).

 

On prend quoi?

Deux alliés: les plantes et les stimulants alimentaires. "Mais le premier réflexe à adopter, c’est de boire beaucoup d’eau. De l’eau pure mais aussi l’eau des plantes", nous éclaire Hugo Desmecht, qui tient une herboristerie familiale qui a ouvert ses portes à Bruxelles il y a 150 ans. "Généralement, nous conseillons des tisanes riches en chlorophylle pour soulager les reins et le foie des toxines qui les irritent. On peut ainsi se tourner vers l’ortie qui contient à la fois de la chlorophylle et du soufre, qui est bon pour le foie. Ou bien de la spiruline et de la chlorella, deux algues d’eau douce qui, quand on les associe à des vitamines, ont un effet détox." Plus spécifiquement pour le foie, on peut également se tourner vers l’artichaut, le pissenlit et le boldo, feuille originaire d’Amérique du Sud. "Mais si je dois conseiller un mélange type pour une cure détox, ce serait plutôt une tisane à base d’ortie, de boldo et de pensées sauvages. Deux à trois tasses par jour", conseille encore l’herboriste.

 

 

La phytothérapie n’est plus une compilation de remèdes de grand-mère. Véritables concurrentes de la médecine "chimique", les plantes reviennent en force dans nos pharmacies. Mais peuvent-elles vraiment tout soigner?

> Retrouvez notre dossier "Se soigner par les plantes" dans le Moustique de cette semaine

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