[TAC AU TAC] Alex Vizorek “Autocentré, je pense, mais narcissique… bof”

Scène, radio, télé, presse, Bruxelles, Paris, La Première, France Inter - l’humoriste qui turbine.

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On vous voit, on vous lit, on vous entend partout. Connaissez-vous le livre Apprendre à dire non?

(Rire). Je le découvre, j’ai lu la préface… Aujourd’hui, je refuse des trucs que j’aurais accepté il y a deux ans, mais je n’aime pas. Parfois, on me propose de chouettes sommes, et me dire que je refuse X mille euros pour présenter une soirée, ça me fait mal… Sans vouloir faire mon Billy Elliot, il y a trois générations, Vizorek c’était les mines du Borinage. 

Que refusez-vous?

Les soirées des partis politiques.

Le Borinage, c’est vaste. D’où êtes-vous?

De Pâturages. Mon arrière-grand-mère, qui a été élevée en borain, disait toujours “Am maison, on a toudi parlé français”.

Que font vos parents?

Mes parents sont dans la chaussure. Ma mère, c’est les chaussures Lautrec. Mon père a été chanteur pendant un petit temps, il a deux titres sur Bides et Musique et son tube c’est Faut pas se fâcher, une adaptation de No Milk Today. Après, il a arrêté…

Avez-vous de l’ambition ou de la chance?

Eddy Barclay, qui n’est pas mon philosophe préféré, disait: “Ne pas avoir de chance dans nos métiers, c’est une faute professionnelle.” Et c’est vrai. Alors, ambition: oui… Je ne me suis jamais dit qu’il y avait une limite et j’ai toujours voulu Paris…

Pourquoi?

Pour moi, le showbiz c’était la France. J’étais chasseur d’autographes quand j’étais jeune, j’aimais bien ça… Ma mère me disait toujours “D’accord pour aller chercher l’autographe, mais tu vas voir la pièce”, et donc ça m’a fait une culture.

Le but était de passer de l’autre côté…

Du bic? (Rire) Non, le plaisir c’est le travail, c’est l’oeuvre. Hanna Arendt disait qu’il y a des gens qui considèrent leur travail comme une oeuvre et que ça leur permet de travailler sans se rendre compte qu’ils travaillent. Je dois être dans cette catégorie…

Etes-vous armé pour supporter un éventuel Vizorek bashing?

Bonne question. Je ne sais pas. Pour le moment, les gens sont gentils avec moi – même si je reçois, de temps en temps, des mails de gens qui ne comprennent pas le deuxième degré. J’apprécie le fait de grandir petit à petit, d’être célèbre, mais je vois aussi arriver les difficultés du statut. J’y pense en écrivant, j’essaie de couper l’herbe sous le pied de la critique éventuelle.

Avez-vous déjà refilé une chronique de La Première à France Inter ou vice versa?

J’ai déjà fait avec la même chronique Les enfants de choeur sur VivaCité, Olivier Monsens sur La Première, Frédéric Lopez et C à vous en télé sur France 5… J’avais deux ans de chroniques à la RTBF avant Paris, alors je puise… J’ai fait une chronique sur La Première où je dragouillais Laurette Onkelinx; quand j’ai eu Valérie Pécresse sur France Inter, j’ai fait pareil… Je ne trouve pas ça gênant.

Faire de l’humour, est-ce une forme de narcissisme bien maquillé?

(Rire) Faire de l’humour, c’est l’arme de séduction du type qui joue mal de la guitare. Quand j’étais jeune, j’ai vu que mon père faisait rigoler et les gens aimaient bien… J’ai dû me dire que si je voulais que les gens m’aiment bien, c’était une bonne façon de faire… Mais je n’aime pas le mot “narcissisme”. Autocentré, je pense, mais narcissique… bof!

De quel signe êtes-vous pour avoir une telle coupe de cheveux?

(Rire) Très bonne question. Je suis Vierge ascendant Lion…

Ça doit être l’ascendant qui joue sur le côté crinière à mèches…

Et je dois grandement ma ressemblance avec Hugh Grant à cette vaguelette au milieu du cheveu.

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