Paul Magnette: « Au sauna, oui, pas sur la plage »

L'été n'est-il pas le bon moment pour bavarder avec le ministre du Climat? Mais quelle excellente idée!

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Vous êtes italophile… Ça veut dire que vous allez chaque année en Italie?
Non, hélas, je n'y vais jamais en été…

Il y a trop de touristes!
Non, c'est compliqué d'organiser… Avec nos fonctions, on ne sait jamais rien prévoir. Jusqu'à la veille, dix heures du soir, on n'est pas sûr de partir…

Super!
Oui, ce n'est pas toujours facile à gérer.

Comment avez-vous découvert l'Italie? Par une fille? Par des voisins? À l'école?
Mes parents étaient très italophiles. On y allait déjà quand j'étais enfant, et voilà. Mais c'est vrai qu'à Charleroi, l'italien est la seconde langue nationale. On a un Italien sur cinq en nationalité, et en origine, on doit être à un sur trois.

Il n'empêche, vous êtes plus Pasolini que Ramazzotti…
Ah oui! Même si, en fin de soirée, un peu fatigué, j'assume un bon Se bastasse une canzone… J'ai un frère qui fait ça très bien, il connaît toutes les paroles par cœur, il s'accompagne à la guitare, et on se lance.

Quand vous êtes saoul…
Non, non, c'est bien connu, je ne bois jamais.

Avez-vous déjà fait des vacances conscientisées? Dans un village en Afrique, dans un dispensaire en Inde?
Heu… Village en Afrique et dispensaire en Inde, non – mais, avec un de mes frères, j'ai fait des "campi di lavoro", des camps de travail.

C'est quoi? Un genre de kibboutz en Italie?
C'est un peu ça, oui. C'est dans des petites paroisses du fin fond de l'Emilie-Romagne. On allait démolir et rebâtir, démolir des granges, récupérer des briques et des ardoises pour reconstruire la maison de quartier…

A quel âge vous avez fait ça?
Dix-sept, dix-huit, par là…

Et vous faisiez ça… par souci d'engagement ou pour aller voir les filles?
C'est un peu compliqué. Sans vouloir faire mélodramatique, mon père est mort à ce moment-là et ma mère était assez désemparée. Elle ne savait pas quoi faire avec nous pendant les vacances, et comme elle avait peur de nous laisser traîner dans les rues, elle nous avait enrôlés dans des activités bien encadrées. Et c'est vrai que c'est surtout là que j'ai appris l'italien.

Ça, c'est de l'immersion!
De l'immersion intégrale.

Tiens, à propos d'intégrale… Vous en avez déjà fait?
Euh, non… (Rire.)

Jamais?
(Rire.) Au sauna, oui, pas sur la plage…

Avez-vous déjà essayé le style Club Meb, les GO, le trip Les bronzés?
Jamais.

Ça vous tente?
Le côté "Tu pars tel jour, tu ne t'occupes de rien, et tu reviens dans dix jours", c'est pas mal, quand même. Être pris en charge, c'est bien – je déteste organiser les vacances.

En fait, vous vous en fichez un peu, des vacances…
En fait, oui…

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