Julien Doré: « Vous dites ça parce que vous êtes jaloux »

Micro-délire avec le garçon qui est aussi un mix entre Jésus-Christ et Sylvie Vartan.

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Ça vous plairait de jouer un néo-d'Artagnan dans un film de cape et d'épée moderne?
(Rire.) Non, je me laisse pousser les cheveux pour un film de Martin Legal sur le heavy metal que je tourne en mai. Ça s'appelle Pop Redemption, c'est une comédie sur un groupe de province qui joue du heavy metal dans un garage…

Il n'empêche, vous avez quand même des problèmes de cheveux!
Mais non, j'ai des cheveux complètement sains. Vous dites ça parce que vous êtes jaloux.

Pas du tout, c'est parce que je rêve de vous voir dans une pub Head & Shoulders…
Mais je ne suis pas sportif, c'est les sportifs qui font les pubs pour du shampooing.

Vous souvenez-vous de votre première émotion télévisuelle?
Le Club Dorothée. J'étais assez fan. Je trouvais ça festif, j'ai compris par la suite que c'était un effet de la drogue, mais tout avait l'air joyeux, dans un monde qui n'était pas agressif.

Vous êtes toujours en recherche du monde de la perfection…
Non, je ne cherche aucune perfection, au contraire. La perfection, le lisse, l'agréable, je m'en contrefous.

Aviez-vous une peluche quand vous étiez petit?
Oui, elle s'appelait Nana. C'était un petit ours que j'ai perdu en faisant les courses aux Halles avec ma mère.

Traumatisme?
Extrême. J'étais tout petit, j'avais 18-19 ans…

Etes-vous parvenu à remplacer Nana? Avez-vous un nouveau fétiche?
J'ai longtemps gardé un slip d'un de mes oncles, mais c'est tout…

En général, un fétiche est chargé d'un pouvoir. Qu'est-ce qu'il avait de magique, ce slip?
C'est comme le saint suaire, il y avait quelque chose qui se dessinait à l'intérieur…

Il s'appelait comment, ce tonton?
Non, ça, c'est trop intime.

Qu'est-ce que vous ne supportez pas de mettre en bouche?
Les mots des autres.

Et les mots de vos auteurs, alors?
Ah oui, on pourrait le comprendre ainsi…

Vous vous exprimez mal, Julien…
C'est vrai que j'ai eu une verve maladroite, je vous l'accorde… Ce que je voulais dire, c'est que je n'aime pas avoir en bouche des mots qui ne sont pas moi…

Un discours formaté?
Voilà.

Suis-je parvenu à vous cerner un peu durant cette interview?
Non, je ne crois pas. Mais je le laisse toujours croire pour l'autosatisfaction du gars qui pense qu'il pourrait développer une carrière dans le monde journalistique.

Merci en tout cas d'avoir fait foirer cette interview.
Avec plaisir.

Le 14/3 à l'AB, Bruxelles. Le 15/3 au Forum, Liège.

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