Jean-Luc Fonck: Qui me prouve que tu es toi?

 Il publie un nouveau recueil de ses histoires d'Hubert. Et fidèle à lui, ça part en vrille.

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Il publie un nouveau recueil de ses histoires d’Hubert. Et fidèle à lui, ça part en vrille.

Quel est le fil conducteur de ton nouveau livre, Histoires allumées? Même si « fil conducteur » est un grand mot…
Jean-Luc Fonck. – Ce sont toujours les aventures de ce fameux Hubert qui est le même que dans les autres livres. Disons qu’on ne sait pas si c’est le même Hubert qui vit des aventures extraordinaires ou si ce sont des Hubert différents…

Des avatars d’Hubert?
Oui, et c’est inquiétant, ces histoires d’avatars. On ne sait plus qui est qui. Qui me prouve que tu es toi? C’est comme les gens, déclarés morts, qui doivent aller à l’administration pour prouver qu’ils sont vivants…

Disons que James Cameron nous facilite la tâche. Chez lui, l’avatar est bleu. Donc si, un jour, je rencontre un Jean-Luc Fonck tout bleu…
C’est que j’ai très froid!

Est-ce qu’il y a une chose que tu rêves de faire mais que tu n’oses pas faire?
Parfois, on me propose de faire du cinéma… J’aimerais avoir la chance d’entrer dans un truc de cinéma qui me convient… Faire un type de mon genre, tu vois? Je ne peux pas jouer un beau ténébreux…

Beau, oui, mais ténébreux…
Non, ténébreux, je peux le faire, mais beau, il suffit de me mettre dans le noir… Est-ce que ça existe « vilain ténébreux »? Non!

Dans quelle série américaine aimerais-tu apparaître?
J’aimerais bien faire le type qui passe dans la rue au début de Desperate Housewives. Au début d’un épisode de Desperate, pendant que la voix off explique le truc, il y a toujours des gens qui passent dans la rue. Et puis, une fois que l’épisode est commencé, il n’y a plus personne. Alors, où vont ces gens?

Dans quelle série belge aimerais-tu apparaître?
C’est plus court, évidemment… Oh mais…

Tu peux passer la question…
Oui, je passe la question.

Petit, tu as été influencé par Bébé Antoine, Flipper ou ton grand-père?
Mon grand-père, paternel. Il tenait un café, le Bambou Bar.

Le Bambou Bar? J’adore!
Oui, ça s’appelait le Bambou Bar parce que, normalement, il devait y avoir une décoration exotique avec du bambou partout. Mais je ne sais pas si c’est pour une question de budget – je n’ai jamais connu le fin mot de l’histoire -, il y avait juste une baie décorée en bambou et c’est tout.

Et c’était où ce Bambou Bar?
A Wolkrange. C’était un café sur une grand-route – pas un bar à putes. Il y avait une pompe à essence, des balançoires pour les enfants et moi, je jouais au billard.

Quel est ton dessin animé de Walt Disney préféré?
Ecoute, je n’aime pas tellement les dessins animés. Ces histoires d’animaux dans la forêt, non… Par contre, un bon filet de biche… Ça, je ne dis pas non.

Jean-Luc Fonck a-t-il une couleur politique?
Je dirais que je suis plutôt à gauche. Pour le bon sens et le respect de tous.

As-tu déjà proposé une émission à la RTBF ou à RTL-TVI?
(Silence.) Heu… Non, je n’ai jamais rentré de projet (silence). Mais au moment où tu le dis… Je ne dis pas que j’ai des meilleures idées que d’autres, mais si on veut voir les choses évoluer…

As-tu envie d’avoir un Jean-Luc Fonck miniature?
Un porte-clés?

Non, pas un porte-clés. Un enfant. Ce n’est pas la même chose…
Oh non! J’en ai déjà assez avec le grand. Surtout pas un Jean-Luc miniature. Tu imagines? Quelle horreur! Ce petit arrive, tout le monde dit « il est mignon, il ressemble à son père » et puis, il me voit… Non, on ne peut pas faire ça à un enfant…

« Histoires allumées », éditions Luc Pire.

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