Grégoire: « Sans Dorothée je n’aurais peut-être pas connu Neil Young »

Le premier chanteur produit par des internautes vient saluer ses fans belges à Forest. C’est qu’il doit en avoir beaucoup.

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Quand vous êtes sur scène, ressentez-vous des choses que vous sentiez enfant lorsque vous rêviez d’être sur scène?
(Silence.) D’une certaine manière, oui. C’est marrant, parce que c’est la première fois qu’on me pose cette question…

Il faut toujours une première fois…
Oui, c’est vraiment, effectivement, heu… C’est une sensation assez incroyable qui remonte à mon adolescence, notamment quand les gens dans la salle reprennent mes chansons… Des choses dont j’avais pu rêver… Et quand ça se passe, ça peut même parfois être perturbant.

Qu’est-ce que cela a de perturbant?
C’est une grande émotion. Je pense à beaucoup de choses. Je repense à tous ceux qui ont cru en moi et, parfois, je pense à ceux qui n’ont jamais cru en moi et je me dis que j’ai énormément de chance d’être là.

Quelle est la dernière chose que vous faites avant de monter sur scène?
J’embrasse mes musiciens.

Quelle est la première chose que vous faites en sortant de scène?
Ce n'est pas très bien, mais j’allume une cigarette.

C’est bien, vous êtes honnête en interview!
Je suis aussi honnête dans la vie.

Quand vous étiez petit garçon, qui imitiez-vous dans votre chambre?
Alors, ça va vous paraître bizarre, mais j’imitais beaucoup les Eagles.

Ah oui, ça me paraît bizarre…
Les Eagles, mais aussi les Beatles et Jean-Jacques Goldman. En fait, tout ce que j’écoutais… Neil Young, Bruce Springsteen aussi. Entre 12 et 17 ans, dès que je mettais les chansons, je m’imaginais.

Bruce Springsteen? Vous avez quand même eu une petite période Lambada ou Club Dorothée?
Ah oui, j’avais une cassette de Dorothée et une de Chantal Goya aussi quand j’avais 5 ou 6 ans.

Et ça vous faisait rêver, Pandi Panda?
Pandi Panda. Allô monsieur l’ordinateur. Ce matin, un lapin a tué un chasseur.

Et puis, on arrive à Bruce Springsteen…
Et je ne renie pas. Si ça se trouve, sans Dorothée je n’aurais peut-être pas connu Neil Young.

La vie de chanteur telle que vous la vivez aujourd’hui correspond-elle à ce que vous fantasmiez ou vous avez déjà eu des mauvaises surprises?
Il n’y a pas eu de mauvaises surprises. Quant au fantasme, je pensais que ça pouvait être un peu trop, mais heureusement, je me suis aperçu que je pouvais avoir une vie normale. Je ne pensais pas qu’en dehors du métier de chanteur, on pouvait avoir une vie aussi normale. Je suis rassuré, je peux toujours aller faire mes courses, il n’y a pas un côté Patrick Bruel dans l’idée.

Vous êtes un chanteur ordinaire? Un chanteur normal? Un chanteur passe-partout?
Les trois.

Quelle est la chose la plus dingue qu’une fan vous ait proposée?
Le mariage.

Et vous avez répondu quoi?
Que j’étais déjà pris.

Le 2/12 à Forest National, Bruxelles.

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