Chantal Ladesou: Tu veux des réponses courtes ou je développe?

Bientôt chez nous, cette comique agitée dit d'elle qu'elle est "glamour" et "internationale".

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Bientôt chez nous, cette comique agitée dit d’elle qu’elle est « glamour » et « internationale ». 

Vouloir être seule en scène, c’est un aveu de quoi?
Chantal Ladesou. –
C’est un aveu de vouloir être seule en scène et de récupérer tous les rires pour moi toute seule.

C’est donc un aveu de narcissisme.
C.L. –
Voilà! D’un narcissisme hyper-développé, un ego surdimentionné. Heu… Tu veux des réponses courtes ou tu veux que je développe?

Des courtes, ça ira très bien.
C.L. –
Oui, c’est vrai, ce sont les plus spontanées.

Vous avez toujours été comme ça? Agitée pour vous faire remarquer?
C.L. –
Toujours! Toujours attirer l’attention. Toujours faire le pitre au fond de la classe. Avec trois morceaux de velours, je faisais un roi… Faut que je me montre, faut que je fasse mon intéressante.

Sur scène, c’est votre boulot, les gens paient. Mais à la maison, votre mari, il vous supporte?
C.L. –
Quelquefois, il en a marre. Ça doit être fatigant. En même temps, avoir une femme gaie, souriante, marrante, c’est quand même sympa. Il a de la chance.

En plus, ça fait 30 ans que vous avez le même mari…
C.L. –
Un petit peu plus même.

Faut changer, Chantal! C’est pas très showbiz, le même mari pendant 30 ans…
C.L. –
C’est vrai. Va falloir que je fasse quelque chose. Mais c’est pas facile…

M’enfin, dans le milieu privilégié dans lequel vous vivez, il y a plein de beaux gosses. Rien que les mecs avec qui vous bossez aux Grosses têtes de Philippe Bouvard, ils sont canon…
C.L. –
Non, mais faut pas rigoler, y en a des mieux. L’équipe à Bouvard, ils sont pas géniaux, y a pas moyen de faire un calendrier… Je suis pas très gâtée.

Les grosses têtes, c’est l’émission préférée des taxis parisiens. Ça veut dire que quand vous prenez un taxi, ils ne vous font pas payer…
C.L. –
Mais si, ils me font payer. Les taxis parisiens, ils sont tellement désagréables, ils en ont rien à foutre. Des fois, le mec, il est tellement abruti, il écoute Les grosses têtes, je suis derrière, il m’a même pas vue.

Et vos enfants, à l’école… Ils se tapent la honte quand ils disent « Ma mère c’est Chantal Ladesou »…
C.L. –
La honte sur eux, oui. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Quand je vais voir les profs, ils me parlent de mes sketches… Mais mes enfants sont fiers parce qu’ils aiment bien ce que je fais, et ils sont très critiques, ils ne me laissent rien passer…

C’est quoi, le truc le plus cher que vous avez acheté récemment?
C.L. –
Je me suis acheté des cuissardes en cuir. Un veau par jambe. Mon mari m’a dit: « Tu ne vas pas acheter ça! », et moi, je me suis dit: « Tu travailles assez, tu peux t’offrir ça ».

Combien, les cuissardes?
C.L.
– Elles étaient en solde.

Combien?
C.L. –
Cinq cents euros. Je me suis sentie merdique connasse, au lieu de donner ça aux Restos du cœur.

Mais Chantal, vos pieds aussi ont faim.
C.L. –
Oui, c’est vrai, mais je me dis que ça fait quand même cher.

Quand est-ce qu’on peut vous voir saoule?
C.L. –
Dans le Carré de Liège, après le Forum.

Rendez-vous donc après le spectacle, sous la table…
C.L. –
Ou sur… J’adore danser sur les tables…

Le 9/2

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