Beverly J. Scott: « Mais non, t’es con! »

Sa vie hors The Voice: Collection, double compilation sous forme de rétrospective et concert bruxellois. Yeah, baby!

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Avec ce double album qui résume votre carrière, les téléspectateurs de The Voice vont enfin savoir ce que vous faites et vous entendre chanter.
C’est mon bémol sur The Voice. Si ça continue, avec ou sans moi, c’est la première chose à faire, c’est laisser chanter les coaches. Regarde le temps que ça a pris…

Qui est le coach le plus populaire?
J’en sais rien…

Mais c’est vous!
Mais non, t’es con! Je crois que les jeunes préfèrent Quentin, moi j’ai tous les vieux…

Savez-vous encore faire vos courses au Delhaize tranquille?
Au Delhaize où je vais, ils savent que je suis chanteuse depuis longtemps, mais maintenant, c’est vrai, on me regarde un peu… C’est un peu plus difficile quand je vais à l’Inno acheter mes petites culottes…

Quelle est la chose la plus chiante à faire dans The Voice?
Sans aucun doute se séparer d’un talent qui vaut autant qu’un autre.

Qu’est-ce qui vous a le plus plu en Belgique pour que vous décidiez de vous y installer?
L’accueil. Quand je suis arrivée, en 1981, j’étais vraiment à la masse. J’étais dans la rue, à Bruxelles, je caillais et je faisais de la musique dehors, mais une femme, Romaine, qui avait un bar-restaurant, me donnait tout le temps de la soupe. Et puis, un jour, elle m’a dit qu’elle avait un divan…

A la masse?
Je suis venue ici après des moments extrêmement difficiles aux Etats-Unis, j’ai arrêté la drogue, j’avais besoin de partir. On m’engueule quand je dis ça, mais je le dis toujours aux ados: "Si tu es dans une situation de violence, même de violence morale, pars. Ne fais pas n’importe quoi mais pars." On n’est pas obligé de rester dans un environnement familial malsain…

Ce qui était votre cas…
Oui, je viens d’un milieu qui n’était pas bien, vraiment pas bien pour un enfant… Partir de chez moi avec ma guitare, c’était la meilleure chose à faire. Dormir dans la rue, c’était mieux…

Vous aviez un vrai problème avec la drogue?
C’était quand même un grand problème dû à des chagrins… Le truc dur, ç’a été pendant un an… J’avais un problème avec la cocaïne – en fait, je prenais un peu de tout – mais le gros problème c’était la cocaïne que je ne mettais pas dans mon nez parce que je devais chanter… J’étais à l’intraveineuse, mais ça, j’ai tout arrêté en venant en Belgique… Je ne suis pas de cette nature, mais je crois que je me suis foutue en l’air exprès pour voir ce que c’était vraiment d’être mauvais – on m’avait tellement accusée de l’être, mauvaise…

En travaillant à Liège pour The Voice, avez-vous appris des expressions de là-bas?
Oufti, oui…

Le 4/5 à La Tentation à Bruxelles. 02/223.22.75. www.latentation.be

THE VOICE
Mardi 3 – La Une – 20h20

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