Audrey Tautou: Mais vous plaisantez?

Ambassadrice Chanel, elle vient jouer Maison de poupée d'Ibsen. Fête!

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Ambassadrice Chanel, elle vient jouer Maison de poupée d’Ibsen. Fête!

Si je vous donne cinq lignes gratos pour nous dire pourquoi il faut venir vous voir sur scène, vous dites quoi?
Audrey Tautou. – Je dis qu’avant de venir me voir, il faut venir voir cette pièce d’Ibsen, Maison de poupée, parce qu’elle est brillante, drôle et intelligente. C’est deux heures de théâtre tripant et pas chiant. Ceux qui viennent sont frappés par le fait que la pièce fait écho à aujourd’hui…

Pour votre première expérience au théâtre, vous n’avez pas tapé dans ce qu’il y a de plus facile…
Non, j’ai tapé dans ce qu’il y a de plus passionnant.

Quand on dit le mot « poupée », ça évoque quoi chez vous?
Ça m’évoque ces poupées à la fois jolies et flippantes. Ces poupées en porcelaine qui ont un air figé mais un visage humain, d’une grande finesse mais d’une rigidité assez effrayante.

Les actrices sont-elles des poupées?
Non, je ne trouve pas. Ce ne sont pas des jouets.

Petite, aviez-vous une maison de poupée?
Non.

Mais vous jouiez à vous créer des univers imaginaires…
Oui, des mondes imaginaires dont j’étais souvent l’héroïne. Mais moi, ça se passait plutôt sur des mers tumultueuses, j’allais braver des ennemis et des bandits…

Vous savez que j’ai failli vous dire « Bonjour Marion », je vous confonds tout le temps avec Marion Cotillard…
Ah bon?

Oui, j’ai failli vous demander comment allait Guillaume Canet. J’espère que vous n’êtes pas vexée…
Mais pas du tout, je prends ça comme un compliment.

Avez-vous le droit de porter un autre parfum que le N°5 de Chanel?
J’en ai le droit, mais je ne le prends pas.

Karl Lagerfeld ne vient pas chaque matin renifler votre cou…
Lui? (Rire.) Non.

A part Charlie Winston avec qui vous avez tourné un clip, vous aimez quoi en musique?
J’aime Lhasa, Ray Charles, j’aime des choses très hétéroclites. J’aime Bowie, John Coltrane, Wishbone.

Ça vous plairait de chanter?
Faire un disque, un truc comme ça? Pas du tout.

Contrairement à beaucoup de vos consœurs qui s’y sont mises…
Oui, mais il y a toujours eu des actrices qui chantent.

Oui, mais c’était plutôt aux Etats-Unis…
Mais vous plaisantez? Mireille Darc, Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, Sophie Marceau…

Oui, c’est vrai, vous avez raison. Et Sophie Marceau, c’était bien…
Je me souviens pas.

Son duo avec François Valéry, Dream In Blue
Ah, oui, c’est vrai.

Vous avez des goûts de la honte?
Alors, des goûts de la honte, attendez…

La honte, vous ne connaissez pas…
Mais bien sûr que si, je connais. Je réfléchis… En même temps, je suis pas trop quelqu’un qui porte des jugements sur ce qui est ringard et ce qui ne l’est pas, mais je suis sûr que j’aime un truc, attendez… J’adore Claude François, mais pour moi, c’est pas la honte, voyez… Attendez, un vrai truc de la honte… Pour le moment, je suis dans les grands explorateurs, c’est pas la honte non plus…

Bon, on se rappellera quand vous aurez trouvé un vrai truc de la honte. Je vais vous dire « Au revoir Audrey Tautou » et pas « Au revoir Marion Cotillard »…
(Rire.) Au revoir Thierry Ardisson.

« Maison de poupée » le 1er février, Théâtre Saint-Michel, Bruxelles. 02/732.70.73.

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