Anne Parillaud est ce soir dans La fille de l’autre

Enigmatique et rare, radieuse et volubile, Anne Parillaud défend avec passion le rôle de Judith qu'elle incarne magnifiquement dans La fille de l’autre de Harry Cleven.

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Qu’est-ce qui vous a surtout touchée dans ce rôle?
Anne Parillaud. – Ses actes condamnables. Mon personnage commence par voler un bébé. N’importe qui aurait envie de la juger. En mal. Ce qui m’intéressait, c’était de montrer que n’importe quel être humain, qui a une belle âme, un bel esprit, peut commettre ce genre de chose, à partir du moment où l’on connaît son cheminement de vie. C’est cette complexité qui a été déterminante pour mon choix.

Dans chacun de vos films, on vous sent possédée par votre personnage.
J’axe tout sur le naturel. Exceptionnellement, je n’ai rien préparé. J’ai voulu ressentir en direct toutes les émotions de cette femme. Harry Cleven a aussi trouvé que c’était une bonne méthode. Du premier au dernier jour. Je l’ai complètement habité. Je me suis mariée avec ce personnage. Jusqu’à me déstabiliser, me perturber. Mais j’adore ça. Ce n’est que pour cela que je fais ce métier.

Car vous préférez la fiction à la vie…
Oui, je maintiens ce que j’ai toujours dit. Les plus belles choses de ma vie, je les ai vécues sur les tournages. Il n’y a que cela qui compte. Pour moi, mes personnages existent. Et moi à travers eux. Et je veux les défendre comme un avocat défendrait une affaire. C’est ma réalité, même si je pense avoir plus ou moins vécu tout ce que je voulais vivre.

Quels sont vos projets?
Il y en a beaucoup pour l’instant, mais c’est un pur hasard. Pour tourner intensément comme j’essaie de le faire, il faut se faire rare. Mais là, on me verra bientôt dans un Maupassant et je reviendrai au théâtre, en 2012. Et cet été, je tournerai une comédie pour le cinéma, car j’ai envie d’un peu de légèreté. Mais je n’en dis pas plus.

26 mars: La fille de l'autre La Une 20h55

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