Chiens au nez plat, mode cruelle ? Les Pays-Bas veulent interdire leur possession

Le gouvernement néerlandais a indiqué vendredi vouloir interdire la possession d'animaux de compagnie qui souffrent à cause de mutations génétiques leur donnant une apparence "mignonne", dont les chiens à nez plat.

Les Pays-Bas veulent interdire la possession de chiens à nez plats ©BelgaImage
Les Pays-Bas veulent interdire la possession de chiens à nez plats ©BelgaImage

"Lors du choix d'un animal de compagnie, les gens choisissent souvent des caractéristiques qu'ils trouvent mignonnes, par exemple des chiens avec un museau court ou des chats avec des oreilles pliées", a déclaré dans un communiqué le ministère de l'Agriculture.

La liste des animaux dont le gouvernement veut interdire la possession doit encore être établie. Une liste de caractéristiques physiques pouvant être objectivement déterminées comme causant des souffrances permanentes est à l'étude, a précisé le ministère.

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Les animaux génétiquement modifiés ont des caractéristiques obtenues à la suite d'une mutation génétique qui provoquent notamment des problèmes respiratoires ou d'arthrite.

Constamment à bout de souffle

"Les chiens avec un museau trop court sont par exemple constamment à bout de souffle", a ajouté le ministère. Selon des études récentes, c'est le cas d'animaux tels que les Bulldogs français et anglais.

Depuis juin 2014, il est interdit d'élever des animaux qui sont affectés par leur apparence physique. Depuis mars 2019, il existe des règles claires concernant l'élevage de chiens à museau court. Mais il existe toujours un commerce illégal de ces animaux.

Le ministre de l'Agriculture, Piet Adema, souhaite une interdiction de la possession d'animaux qui souffrent de leur apparence physique, et de la publication de leurs photos sur des publicités ou les réseaux sociaux.

"Nous rendons la vie misérable à des animaux innocents, uniquement parce que nous pensons qu'ils sont 'beaux' et 'mignons', a déclaré M. Adema, du parti Union chrétienne. Toute interdiction sera suivie d'une période de transition : ceux qui auront déjà à la maison un animal concerné pourront le garder jusqu'à sa mort.

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