Pourquoi Jean-Jacques Goldman reste-t-il la personnalité préférée des Français?

Le chanteur-auteur-compositeur, qui a arrêté sa carrière musicale solo il y a 20 ans, a été désigné 12 fois personnalité préférée des Français.

Jean-Jacques Goldman
Jean-Jacques Goldman @BELGAIMAGE

C’est presque aussi récurrent qu’une victoire de Rafael Nadal à Roland-Garros (14 titres). Fin 2022, le chanteur Jean-Jacques Goldman est arrivé en tête du Top 50 des personnalités préférées des Français dressé par le Journal du Dimanche, en partenariat avec l’institut IFOP. Une 12e « consécration » pour l’interprète de Quand la musique est bonne, qui, plébiscité par 30% des sondés, a devancé d’un manche de guitare l’astronaute Thomas Pesquet (28 %) et l’acteur Omar Sy (26,3 %).

Mais comment se fait-il que l’artiste de 70 ans, exilé à Londres, qui a sorti son dernier album et donné son dernier concert il y a deux décennies, soit encore aussi populaire (du moins si on se fie au sondage du JDD), alors même qu’il se fait extrêmement rare dans les médias ?

Loin des yeux, proche du coeur

Pour Jean-Michel Fontaine, auteur d’un livre sur Jean-Jacques Goldman, c’est justement cette discrétion qui expliquerait en partie la popularité du chanteur. JJG, c’est «l’inverse d’un influenceur. Il va à l’inverse de ce mode de vie qu’on subit tous, celui consistant à être dans l’instantané, dans la présence perpétuelle», disait-il à Slate.fr.

Alors que tant d’artistes «modernes» se répandent beaucoup plus qu’il ne le faudrait sur les réseaux sociaux ou dans les médias, Goldman a fait vœux de silence. Et donne tort à l’adage «loin des yeux, loin du cœur». «Si tu ne dis rien tu peux devenir personnalité préférée des Français qui pensent que tu penses comme eux», avait un jour twitté Michel Denisot. «Je rejoins en partie la réflexion de [l’animateur télé]», confiait Jean-Michel Fontaine à Slate.

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Les années d’engagement du chanteur auprès des Restos du cœur ont probablement aussi marqué les Français, tout comme certaines de ses chansons où Goldman affrontait des problématiques toujours d’actualité, comme le racisme (Peurs), le chômage (C’est pas grave papa) ou la mondialisation (C’est pas vrai).

«Même s'il est silencieux, il garde un lien avec tous les Français, résumait Frédéric Dabi, directeur général de l'institut de sondage IFOP. Ces derniers ne le rattachent pas forcément à des idées politiques, mais plutôt à des valeurs».

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