Brésil : les images du chaos après l'assaut contre les lieux de pouvoir

Dans une réplique qui fait étrangement écho aux attaques survenues en janvier 2021 sur le Capitole américain, de nombreux partisans de Jair Bolsonaro, président brésilien sortant d'extrême droite, ont marché sur le Palais présidentiel à Brasilia et ont saccagé les lieux.

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Vitres brisées, façades taguées, pièces mises à feu et dévalisées... Ce dimanche, le Palais Présidentiel ainsi que la Cour Suprême et le Congrès ont été la cible d'attaques des partisans du président Bolsonaro. Si ce dernier n'a condamné ces attaques que pour la forme, d’autres alliés du président sortant se sont également désolidarisés de ces violences, dont Valdemar Costa Neto, président du PL, le parti de Bolsonaro, qui a regretté "un jour triste pour la nation brésilienne".

Des réactions internationales en soutien à la démocratie

Face à ces événements qui font sombrement écho aux attaques sur le Capitole de janvier 2021 - après tout, Bolsonaro et Trump étaient plus que proches et des experts n'avaient pas exclu qu'un scénario similaire pouvait se dérouler lors de la passation de pouvoir entre Lula et Bolsonaro - de nombreuses femmes et hommes politiques ont réagi sur Twitter.

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Un président sortant taiseux

Des pièces du Palais présidentiel ont été brûlées, des oeuvres d'art volées. Face à la violence des actes, le président sortant n'a pas ou très peu réagi. Sur le réseau social Twitter, il condamne que très mollement les actes. "Les manifestations pacifiques, conformes à la loi, font partie de la démocratie. Cependant, les déprédations et invasions de bâtiments publics (…) sont contraires à la règle", a-t-il tweeté.

Il se trouve que l'ex-président d'extrême-droite a décollé pour les États-Unis deux jours avant l'investiture de Lula. Celui qui n'a jamais félicité son adversaire qui l'a battu d'une courte avance et a refusé d'être présent pour remettre l'écharpe présidentiel à ce dernier, continue de se terrer dans le silence. Et sa présence en Floride agace.

Ce qui ne manque pas de faire réagir Alexandria Ocasio-Cortez, la représentante démocrate, très active sur la plateforme et qui appelle (comme bon nombre d'Américains) au départ de Bolsonaro.

 

Au final, plus de 200 personnes ont été arrêtées, le gouverneur de Brasilia a été suspendu et l'heure est à la réparation. Mais au lendemain des actes, le Brésil se réveille plus divisé que jamais et avec sa démocratie bafouée.

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