Chars de combat, blindés... L'Occident franchit un palier important dans son aide à l'Ukraine

L'Ukraine reçoit de nouvelles aides de l'Occident. Mais cette fois, il s'agit bel et bien d'une force de frappe directe.

Chars de combat, blindés... L'Occident franchit un palier important dans son aide à l'Ukraine
©Belgaimage

« La guerre en Ukraine a atteint un tournant. » Cette petite phrase du président américain Joe Biden lâchée fin de semaine lors d'une réunion à la Maison Blanche n'avait rien d'anodin. Les USA ont décidé de passer à la vitesse supérieure dans le soutien fourni aux forces de président Volodymyr Zelensky.

Lire aussi : Comment la guerre en Ukraine évoluera-t-elle en 2023 ? "Avec la Russie, on peut tout imaginer"

Pour la première fois, l'Occident s'engage à envoyer du matériel lourd pour soutenir l'armée ukrainienne. Washington promet de livrer une cinquantaine de véhicules Bradley. De véritables chars d'assaut, une première depuis le début du conflit ! Berlin a annoncé quant à lui qu'il devrait mettre à disposition entre 20 et 40 Marder. Ces équipements devraient entrer dans une stratégie bien précise. Marc Chassillan, ingénieur et spécialiste de l'armement terrestre, explique à nos confrères du Monde : « Leur rôle est d'escorter les chars sur le champ de bataille en éliminant les équipes antichars ennemies, en nettoyant les flancs d'attaque et en détruisant les blindés adverses. »

Pour une contre-offensive ? 

Il s'agit donc de matériel militaire lourd qui est envoyé sur le front. L'Allemagne passe dans une autre dimension dans son engagement dans ce conflit. Ce changement de stratégie vient du fait que plusieurs alliés occidentaux de poids - France, Allemagne, USA - aient décidé d'agir ensemble. « Depuis le début de la guerre, nous n'avons cessé d'étendre notre soutien et notre collaboration avec nos partenaires. Il est donc assez logique que nous fassions ce nouveau pas aujourd'hui », a confié le vice-chancelier allemand Robert Habeck.

Ce soutien doit permettre à l'Ukraine de se préparer face à une contre-offensive russe attendue à la sortie de l'hiver. La mobilisation partielle de 300.000 hommes annoncée à l'automne par Vladimir Poutine pourrait alors déployer toute son envergure.

Sur le même sujet
Plus d'actualité