Ukraine: un missile explose juste derrière un journaliste de «Quotidien» (vidéo)

Une explosion a surpris des journalistes de Quotidien, pourtant situés assez loin de la ligne de front. Une grosse frayeur dont ils ont témoigné en duplex.

Explosion derrière Paul Gasnier
Image du journaliste Paul Gasnier lors de l’explosion à Kramatorsk ©Capture d’écran Twitter

Ce 2 janvier 2023, TMC a diffusé des images qui font froid dans le dos, alors que le programme «Quotidien» recevait le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire. On y voit un journaliste de l'émission, Paul Gasnier, présent à Kramatorsk, une ville ukrainienne contrôlée par Kiev dans l'oblast de Donetsk. Il prépare avec son équipe un duplex lorsque tout à coup, juste derrière lui, explose un missile. Une scène qui atteste du danger qui menace les journalistes présents en Ukraine.

«On a encore un peu les mains qui tremblent»

Les images ont été filmées à environ 40 km de la ligne de front, située à Bakhmut. La vidéo, impressionnante, a provoqué un lourd silence sur le plateau de «Quotidien», l'animateur Yann Barthès semblant d'autant plus affecté qu'il ne l'avait pas regardée au préalable, a-t-il précisé. S'ensuit un échange par téléphone avec Paul Gasnier pour prendre des nouvelles et faire un premier bilan de l'attaque. «On ne sait pas s’il y a des victimes. Ce que je peux dire, c’est qu’on était les seuls dehors, sur le parking devant notre hôtel, ça faisait une heure qu’on était là», explique le journaliste. Interrogé sur la distance qui le séparait de l'explosion, il estime que cela «se compte en dizaines de mètres».

À lire: Guerre en Ukraine: ce journaliste de la BBC se met à l’abri en plein direct (vidéo)

Paul Gasnier précise ensuite qu'après l'explosion, «on a suivi les journalistes qui sont allés se réfugier dans une église, un peu plus loin dans un quartier de Kramatorsk». «Je ne sais pas si je peux dire qu’on est en sécurité, mais en tout cas on est à l’abri et on va attendre ici autant que nécessaire», ajoute-t-il. «On a encore un peu les mains qui tremblent».

En réaction à ce témoignage, le ministre Bruno Le Maire a fait part de son soutien. «La réponse à la propagande russe, c’est le travail des journalistes sur le terrain, et je pense que votre reportage le montre suffisamment», a-t-il réagi. Alexis Lacroix, chargé de production de l'émission, a quant à lui salué le courage de l'équipe de «Quotidien» présente en Ukraine. «Un grand respect aux journalistes sur le terrain qui risquent leur vie pour nous informer», écrit-il sur Twitter.

Ce lundi, le journal allemand Bild note également que l'un de ses journalistes, Björn Stritzel, a été blessé lors d'une explosion par des éclats de verre. Celui-ci se situait encore plus loin de la ligne de front, à l'ouest de Kramatorsk. Depuis le début de la guerre, huit journalistes ont perdu la vie en Ukraine selon le décompte de Reporters sans Frontières, «tous au cours des six premiers mois d’invasion des forces russes».

À lire: Guerre en Ukraine: un journaliste français de BFMTV tué par l’armée russe

Sur le même sujet
Plus d'actualité