Conflit israélo-palestinien : la Belgique est l'un des rares pays européens à soutenir la résolution de l'ONU

La Belgique a voté à l'ONU en faveur de l'examen de l'occupation israélienne par la Cour Internationale de Justice.

ONU demande à la Cour internationale de justice d’examiner l’occupation israélienne
L’Assemblée générale de l’ONU, à New York. © BelgaImage

La Belgique a voté vendredi en faveur de la résolution de l'ONU sur l'occupation israélienne de territoires palestiniens. Cette résolution vise à demander l'avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) sur le sujet. Elle a été adoptée avec 87 voix pour, 26 contre, et 53 abstentions au sein de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Notre positionnement international est constant", détaille lundi à l'agence Belga Joan Condijts, le porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib. "Nous restons favorables au respect du droit international et à toute initiative qui pourrait y contribuer. Demander l'opinion d'une cour de justice rentre tout à fait dans ce cadre."

Qui a voté contre ?

Au sein de l'Union Européenne (UE), la Belgique est l'un des rares États à avoir soutenu cette résolution. L'Irlande, le Luxembourg, la Pologne, le Portugal et la Slovénie ont également voté en faveur de la résolution. L'Allemagne et l'Italie ont marqué leur opposition. La France et les Pays-Bas se sont abstenus au même titre que les pays nordiques, la Suisse ou encore l'Espagne.

Parmi les grandes puissances mondiales, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie ont voté contre. Le Brésil, l'Inde et le Japon sont demeurés neutres. La Chine, la Russie ou la Turquie ont approuvé le texte.

Concrètement, le document invite la CIJ basée à La Haye, aux Pays-Bas, à déterminer les conséquences juridiques "de la violation persistante par Israël du droit du peuple palestinien à l'autodétermination" et des mesures de l'État hébreu qui conduisent à la modification de "la composition démographique", du "caractère" et du "statut de la ville sainte de Jérusalem".

Il presse également Israël à mettre fin à sa politique de "colonisation" même si l'Assemblée générale de l'ONU ne dispose pas de pouvoirs contraignants.

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