Interdiction de l'avortement au Texas : les terribles conséquences pour les femmes relevées dans un rapport

L'horreur d'une attente interminable. Des complications médicales. La fin du droit à l'avortement au Texas pousse les femmes vers d'affreuses expériences.

Interdiction de l'avortement au Texas : les terribles conséquences pour les femmes relevées dans un rapport

Depuis plusieurs mois, la question de l'avortement anime les USA. En juin dernier, la Cour suprême américaine décidait de laisser à chaque Etat la liberté de légiférer pour ou contre la possibilité pour les femmes de disposer de leur corps. En révoquant l'arrêt Roe V. Wade, fondement du droit à l'avortement outre Atlantique, le Texas a décidé de réduire ce droit au seul cas de «danger immédiat pour la vie de la mère».

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La situation est devenue particulièrement insupportable pour toutes ces femmes texanes désireuses de mettre un terme à leur grossesse. Pour mieux comprendre les conséquences de cette décision, l'American Journal of Obstetrics ans Gynecology vient de publier un rapport basé sur l'expérience des huit derniers mois dans deux grands hôpitaux texans. Vingt-huit femmes enceintes. Vingt-huit histoires. Vingt-huit fois l'horreur. Elles se sont présentées dans un de ces hôpitaux avec de graves complications. L'IVG n'étant plus une option, il a fallu les faire patienter, jusqu'à ce que le pire arrive.

Des complications médicales pour ces femmes

En moyenne, elles auront attendu neuf jours. Vingt-sept des vingt-huit femmes ont accouché de bébé mort-né ou de bébé qui mourront juste après l'accouchement. Un seul vivra. Pour l'instant en tout cas. Car lorsque la rédaction du rapport était terminée, le nourrisson se trouvait toujours en soins intensifs avec notamment une hémorragie cérébrale, des lésions aux intestins ou encore un oedème cérébral.

Au-delà de cette terrible épreuve de devoir attendre la mort de l'enfant à naître ou de se trouver face à «danger immédiat pour la vie de la mère» permettant aux obstétriciens de pouvoir intervenir, ces femmes ont présenté de nombreuses complications par la suite. Les auteurs du rapport estiment que 50 % d'entre elles auraient pu être évitées si un avortement avait pu être pratiqué.

Il ne s'agit, à travers ce rapport, que de quelques cas particuliers. Mais les deux médecins l'assurent : « Nos résultats donnent un aperçu d'un possible avenir pas si lointain.»

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