Soupçons de corruption au Parlement européen : le Qatar n'est pas le seul Etat qui intéresse les enquêteurs

Le Maroc intéresse également la justice dans le cadre de l'enquête pour corruption de parlementaires européens.

Corruption au Parlement européen : le Maroc intéresse également la justice
Parlement européen © Belga Image

Dans l'affaire de corruption présumée d'eurodéputés par un Etat tiers, le Qatar n'est pas le seul Etat qui intéresse les enquêteurs. C'est également le cas du Maroc, peut-on lire mercredi sur les Unes du Morgen et du Standaard.

C'est ce qu'il ressort de différents documents: un rapport des services de renseignement datant d'il y a plusieurs mois, selon le Standaard, ainsi que les récentes demandes de remise de suspects adressées à l'Italie par la justice belge, selon le Morgen. L'ex-eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri est ici aussi au centre des soupçons.

Des discussions téléphoniques avec son épouse et sa fille démontreraient l'existence de "cadeaux" reçus de la part d'un diplomate marocain, Abderrahim Atmoun, actuellement ambassadeur en Pologne. Les deux hommes se connaissent depuis des années. La nature exacte de ces cadeaux n'est pas claire.

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Le parquet fédéral n'a pas souhaité confirmer auprès des deux quotidiens l'existence d'une enquête visant le Maroc, et le diplomate en question n'était pas joignable mardi, précisent les journaux.

Selon De Morgen, le juge d'instruction Michel Claise a transmis vendredi à l'Italie des demandes de remise à la Belgique de l'épouse et de la fille de Pier Antonio Panzeri, qui habitent près de Bergame.

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