Iran: un footballeur professionnel risque d'être exécuté

Arrêté par les autorités iraniennes, Amir Nasr-Azadani pourraît être puni de la peine de mort, alors que deux manifestants viennent d'être exécutés.

Amir Nasr-Azadani
Amir Nasr-Azadani ©Capture d’écran Twitter

Ces derniers jours, la liste des manifestants iraniens condamnés à mort ne cesse de s'allonger. Ils sont déjà 11 selon Amnesty, 55 selon Mediapart. Et bientôt, le nom d'Amir Nasr-Azadani pourrait s'y ajouter. Arrêté en marge des manifestations contre le régime de Téhéran, ce footballeur de 26 ans risque aujourd'hui la peine de mort. De quoi choquer la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (FIFPro) qui a fait part de son indignation.

«La FIFPro est choquée et écœurée»

Amir Nasr-Azadani a joué dans plusieurs équipes iraniennes, ce qui lui a permis de figurer dans l'équivalent de la Jupiler Pro League dans son pays natal. Interpellé fin novembre, il est accusé non seulement d'avoir protesté contre le régime mais surtout d'être responsable de la mort d'un officier de l'armée. Selon des sources locales citées par la BBC, Amir Nasr-Azadani serait innocent puisqu'il n'était pas été dans la zone où cet homme a été tué. Les proches du jeune homme n'ont pas été prévenu des causes de son arrestation et pourtant, il risquerait bel et bien l'exécution.

Le syndicat des joueurs, la FIFPro, demande purement et simplement l’annulation immédiate des sanctions décidées contre lui et fait connaître sa colère: «La FIFPro est choquée et écœurée par les informations selon lesquelles le footballeur professionnel Amir Nasr-Azadani risque d'être exécuté en Iran après avoir fait campagne pour les droits des femmes et les libertés fondamentales dans son pays, a publié lundi le syndicat des joueurs sur son compte Twitter. Nous sommes solidaires d'Amir et appelons à la levée immédiate de sa peine».

La menace est bien réelle. À ce jour, deux personnes liées aux manifestations ont été exécutées. Ces deux hommes s'appelaient Mohsen Shekari et Majidreza Rahnavard, tous les deux âgés de 23 ans et ayant subi ce sort «après un simulacre de procès», comme le décrit Amnesty International. «Ces exécutions révèlent toute la cruauté des autorités iraniennes, qui cherchent à répandre la peur et se venger des manifestants qui osent encore descendre dans la rue pour demander plus de libertés», fait savoir l'ONG.

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