Cinq chiffres pour résumer le Qatargate, le nouveau scandale qui implique le Parlement européen... et la Belgique

Le Parlement européen est pris dans un tourbillon de corruption présumée. Le Qatar aurait acheté des élus pour soigner son image. La justice belge est sur le coup.

Marc Tarabella
Le domicile de l’eurodéputé PS Marc Tarabella a été perquisitionné. © BelgaImage

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Le nombre de personnes écrouées par la justice belge dans cette affaire. Une des vice-présidentes du Parlement, la socialiste grecque Eva Kaili, a été mise sous mandat d’arrêt.

15

Le nombre de perquisitions menées le week-end dernier dans diverses communes bruxelloises.

600.000

En euros, la somme en coupures de 50 euros saisie lors des perquisitions. Du matériel informatique et des GSM ont également été récupérés par la justice.

2

Le nombre de Belges nommés dans l’enquête. Une perquisition a été menée au domicile de l’eurodéputé socialiste Marc Tarabella, ancien ministre wallon. La deuxième Belge citée est l’eurodéputée Marie Arena. Aucun des deux ne serait impliqué directement. Les suspects seraient des assistants.

705

Le nombre de députés européens dont la plupart ont réagi avec sidération. Selon plusieurs d’entre eux interrogés par Le Monde, cette affaire ne serait que “la partie émergée de l’iceberg”.

Le point final

Élus, ex-députés ou assistants parlementaires, le Qatargate touche différents profils. À l’issue du week-end dernier, au moins quatre personnes ont été inculpées pour appartenance à une organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption. Le parquet fédéral et la police fédérale, à l’origine de l’enquête, les soupçonnent d’avoir accepté d’importantes sommes d’argent ou des “cadeaux significatifs” afin de tenter d’influencer les décisions du Parlement européen. Précisons que les sources judiciaires évoquent “un pays du Golfe” sans citer directement le Qatar. Mais il semble limpide qu’il s’agit bien de ce pays. Déjà suspecté d’avoir “acheté” la Coupe du monde, et faisant du soft power pour vendre son gaz aux Occidentaux, le Qatar aurait de bonnes raisons de procéder de la sorte. Doha voudrait pousser les élus européens à soigner son image dégradée. Les membres du Parlement européen jouissent d’une immunité parlementaire. Si Eva Kaili a été placée sous mandat d’arrêt, cela signifie qu’elle a été prise en flagrant délit. Elle a été destituée de ses fonctions.

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