"Merde, il est gay ?" : la réaction lunaire du père de l’auteur de la tuerie au Colorado (vidéo)

Le massacre innommable qui s'est déroulé ce week-end dans un club LGBT au Colorado n'a pas ébranlé outre mesure le père de l'auteur.

rassemblement après la tuerie homophobe au Colorado
Rassemblement après la tuerie homophobe au Colorado. © BelgaImage

Cinq morts et au moins 18 blessés. Le bilan de la fusillade dans un club LGBT au Colorado est lourd. Anderson Lee Aldrich a laissé derrière lui un véritable carnage. Mais ce n’est pas cela qui semble avoir ému son père, Aaron Brink. Ancien combattant d’arts martiaux devenu acteur porno, il a témoigné toute sa stupéfaction lorsqu’il a appris le geste de son fils, dans le milieu gay.

Ils ont commencé à me parler d’une fusillade. Et j’ai découvert que c’était un bar gay. J’ai eu peur et je me suis dit: ‘Merde, il est gay ?’ Et il n’est pas gay, alors j’ai dit, ouf… Je suis un républicain conservateur ", a notamment relevé l’homme. Il a également déclaré à la chaîne CBS : " Vous savez que les mormons ne sont pas gays. Nous n’avons pas de gays. Il n’y a pas de gays dans l’Église mormone ".

Cet ancien coach de MMA avait perdu le contact avec son fils il y a plusieurs mois. Ce dernier avait même changé de prénom pour réduire ses liens avec son père. Et la question de la sexualité pourrait bien être le coeur du problème. L’avocat d’Anderson Lee Aldrich a expliqué que ce dernier s’identifiait comme non binaire.

Un père homophobe

Dans les colonnes du New York Times, Aaron Brink a expliqué qu’il avait " fait part d’une ferme désapprobation à l’encontre des homosexuels quand son enfant était plus jeune. " Et depuis le plus jeune âge de son fils, il l’encourageait à recourir à la violence : " Je lui ai dit que ça marchait. C’est instantané et vous avez des résultats immédiats ".

Après ses propos particulièrement mal venus, le père a, enfin, regretté le sort réservé par son fils aux  victimes de ce massacre : "Je suis désolé pour vos pertes. La vie est si fragile et précieuse. La vie de ces gens était précieuse. Vous savez, ils avaient de la valeur. C’était de bonnes personnes, probablement. Ce n’est pas une chose pour laquelle vous tuez quelqu’un. Je suis désolé d’avoir laissé tomber mon fils".

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