10 choses à savoir sur Elizabeth Holmes, star déchue de la Silicon Valley

Ancienne star de la Silicon Valley, elle a été condamnée à de la prison pour fraude. Sa société ne fabriquait que du mensonge.

Elizabeth Holmes fondatrice de Theranos
© BelgaImage

11 ans

Elizabeth Holmes, reconnue coupable en janvier d’avoir menti aux investisseurs sur les avancées réelles de son entreprise, a été condamnée à 11 ans et 3 mois de prison ferme. Elle a jusqu’au 27 avril 2023 pour faire appel. À défaut, elle devra, à cette date, se constituer prisonnière.

800 millions

Madame Holmes est également condamnée à restituer l’argent qu’elle a obtenu des investisseurs – la somme en question sera déterminée lors d’un autre procès. On parle de 800 millions de dollars.

Vision

La jeune femme, âgée actuellement de 38 ans, avait eu l’idée, alors âgée de 19 ans, d’inventer un appareil capable, sur base d’une goutte de sang recueillie au bout du doigt, d’effectuer une batterie de tests sanguins. Cet appareil avait été baptisé Edison et développé au sein de la société Theranos.

Phobie familiale

L’idée à la base de la société Theranos, mot-valise formé à partir des mots anglais “therapy” (thérapie) et “diagnosis” (diagnostic), trouverait son origine dans la phobie des piqûres partagée par Elizabeth Holmes, sa mère et sa grand-mère.

Ambition précoce

Elizabeth Holmes semble avoir développé très tôt certaines des “qualités” qui la caractériseront. À 7 ans, elle dessine une machine à remonter le temps, à 9 ans, elle déclare vouloir devenir suffisamment riche pour que le président des États-Unis veuille l’épouser.

Modèle paternel?

Le père d’Elizabeth Holmes était vice-président d’Enron, un temps l’une des sociétés américaines les plus importantes par sa capitalisation boursière, mais qui fut l’objet d’une retentissante faillite frauduleuse en décembre 2001.

Stratégie de surface

Surfant sur son jeune âge, sa maîtrise du mandarin et son passage à la prestigieuse université de Stanford, elle crée Theranos en adoptant les codes des gourous de la Silicon Valley, notamment ceux de Steve Jobs. Pull noir ras du cou, méditation, voix une octave plus basse que naturellement, véganisme et quatre heures de sommeil…

Tourments internes

Les apparences attirent capitaux et investisseurs. Theranos sera valorisée jusqu’à 10 milliards de dollars. Mais l’ambiance au sein de l’entreprise est surprenante. Les chimistes ne peuvent communiquer avec les ingénieurs, les employés ne peuvent indiquer sur les réseaux sociaux qui sont leurs employeurs et sont surveillés sur leur lieu de travail par des caméras.

Connaissance morcelée

Pour “éviter que la technologie ne soit copiée”, personne n’en a une vue d’ensemble. Sauf Elizabeth Holmes et son partenaire Ramesh Balwani (lui aussi poursuivi en justice). Lorsque Ian Gibbons, un biochimiste britannique de renom engagé par Theranos, découvrira, en 2013, la réalité technologique de l’entreprise, il se suicidera.

Wall Street Journal

John Carreyrou, journaliste au Wall Street Journal, enquêtera et rendra publique la fraude. Theranos sera liquidée en 2018. Toute cette affaire fait l’objet d’un film (Bad Blood) et d’une minisérie, The Dropout (sur Disney+).

Sur le même sujet
Plus d'actualité