Guerre en Ukraine : ce qui attend Kiev après la reprise de Kherson

L’armée ukrainienne a repris le contrôle de Kherson, conquise par les Russes au début de l’invasion. Mais le conflit est loin d’être terminé.

guerre en ukraine à Kherson
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Ukraine

Une victoire majeure

Après huit mois d’occupation russe, Kherson, la grande ville du sud de l’Ukraine, est repassée sous le contrôle de Kiev. L’armée est parvenue à forcer le retrait des ­forces adverses de l’autre côté du fleuve Dniepr. Un soulagement pour les habitants.

L’heure de la réparation

Depuis la reprise, les autorités mènent des opérations de déminage, assurent la réparation des infrastructures et tentent de documenter les crimes commis par les Russes. Pour rappel, la ville avait été prise rapidement par les Russes dès le début de l’invasion fin février ­dernier. Elle n’a donc jamais été bombardée.

Le retour à la vie normale

Les Russes n’avaient rien laissé aux habitants ukrainiens. Ils avaient dévalisé les magasins d’alimentation, coupé l’électricité par intermittences, régulé la distribution de l’eau. Désormais, le fournisseur d’énergie de la région travaille à rétablir l’approvisionnement en ­électricité et la principale chaîne de télévision publique est à nouveau accessible.

La guerre continue

La guerre n’est pas terminée, mais Kiev a les yeux rivés vers l’avenir. À Bruxelles la semaine dernière, des représentants du parti du président Zelensky ont rappelé leur ambition de réformer “la justice, l’administration, la lutte anticorruption, le transport et l’énergie” pour “renforcer la coordination avec l’UE”.

Russie

Kherson annexée en septembre

Moscou avait déclaré l’annexion de Kherson à la fin du mois de septembre, de façon unilatérale et illégale. Suite à cette défaite, un ordre d’évacuation vers la région russe de Krasnodar, proche de la Crimée, a été lancé par les autorités locales pro-russes.

Minimisation russe

Moscou minimise évidemment la gravité de ce retrait militaire à Kherson. Selon le régime, la région fait ­toujours partie du territoire russe. De son côté, l’état-major de l’armée ukrainienne craint que Poutine soit en train de “renforcer l’équipement de fortification des lignes défensives sur la rive orientale du Dniepr”.

Des enfants rééduqués

Selon Amnesty International, 11.000 enfants ont été déportés en Russie dans le cadre d’une politique de “rééducation” visant à éradiquer l’identité ukrainienne.

La crainte de la contre-attaque

Malgré la fête à Kherson ce week-end, les Ukrainiens avancent prudemment, car des pièges auraient été laissés par les anciens occupants russes. De plus, la Russie pourrait être en train de préparer des bombardements. Le ­risque est réel, car l’armée de Poutine a déjà répondu par les actes, en bombardant la ville de Mykolaïv, à 60 km de Kherson. Dans un contexte de détresse économique mondiale, cette situation pousse de plus en plus de ­personnalités, dont le général de l’état-major américain, à appeler à une solution diplomatique.

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