USA: l’OSCE déplore la "désinformation généralisée" lors des midterms

L'OSCE déplore le refus de certains candidats à accepter le résultat des élections américaines et le haut taux de désinformation constaté lors des midterms.

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Isoloirs lors des midterms, à New York le 8 novembre 2022 ©BelgaImage

Les observateurs électoraux internationaux de l’OSCE se sont inquiétés mercredi, au lendemain des élections américaines de mi-mandat, d’une "désinformation généralisée" visant à décrédibiliser le processus électoral qui a émaillé le scrutin, organisé cependant, ont-ils salué, de manière "professionnelle".

"Des conséquences graves"

Ces observateurs ont, dans un communiqué, déploré "des menaces contre les agents électoraux et des actions visant à saper la confiance des électeurs dans le processus électoral en remettant en cause sans fondement son intégrité". "Le refus virulent de certains d’accepter la légitimité du résultat de (l’élection présidentielle de) 2020 a eu un effet néfaste sur le discours public et a diminué la confiance dans le système", a souligné, lors d’une conférence de presse à Washington, Margareta Cederfelt, l’une des responsables des observateurs de l’OSCE. Et ces "allégations de fraude sans fondement continuent d’avoir des conséquences graves, avec du harcèlement et des menaces à l’encontre des responsables électoraux", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur des accusations de fraude en Arizona, liées aux problèmes techniques rencontrés par certaines machines électorales – comme ce fut déjà le cas en 2020 -, Mme Cederfelt n’a fait aucun commentaire, assurant simplement qu’une enquête serait menée. L’issue définitive du scrutin restait inconnue mercredi, mais les démocrates ont résisté mieux que prévu face aux républicains. Par ailleurs, plusieurs candidats républicains contestent la légitimité des résultats de l’élection présidentielle de 2020, et refusent de reconnaître la victoire du démocrate Joe Biden face à Donald Trump. Or, ceux qui ont été et seront élus "auront la responsabilité directe de superviser les futures élections dans leurs États", ont alerté les observateurs. Ils ont aussi dénoncé des campagnes électorales "extrêmement polarisantes", soulignant que "la rhétorique incendiaire s’est accompagnée de clichés racistes et transphobes invoqués par certains candidats et commentateurs éminents".

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Dans 15 des 50 États du pays, les observateurs de l’OSCE n’ont pas pu entrer dans les bureaux de vote, a par ailleurs précisé, lors de cette même conférence de presse, Tana de Zulueta, une autre responsable de cette mission. "En tant que démocratie solide et bien établie, il est crucial que les États-Unis continuent de démontrer leur engagement à améliorer leur système électoral", notamment "en luttant contre la désinformation", a déclaré Pere Joan Pons, chef de la délégation de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, cité dans le communiqué.
Ces difficultés, cependant, "sont communes à de nombreux pays de l’OSCE", a-t-il précisé lors de la conférence de presse.

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