Midterms 2022 : quels premiers enseignements tirer des résultats partiels ?

Deux jours après les midterms, les résultats s'affinent. Les premiers enseignements plaident en défaveur de Donald Trump, le grand perdant.

Midterms 2022 : quels premiers enseignements tirer des résultats partiels ?
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Les résultats définitifs ne sont pas encore tombés. Mais une chose est sûre, la marée rouge annoncée n’aura pas lieu. À la Chambre des représentants, les Républicains semblent en position de prendre la main (207 sièges Républicains contre 184 sièges Démocrates ce jeudi matin).  Il reste à cette heure 44 sièges à pourvoir. Les conservateurs n’ont plus besoin que de 11 sièges pour s’assurer la majorité de cette institution. La situation est plus serrée encore au Sénat. Avant les élections, Républicains et Démocrates comptaient chacun 50 sièges. Seule la double voix de la vice-présidente Kamala Harris permettait aux bleus de bénéficier d’une courte majorité. Alors qu’il ne reste que quatre sièges à pourvoir, les deux partis sont déjà chacun assurés d’obtenir 48 élus.

Les sondages l’avaient annoncé

Les sondages avaient annoncé des élections qui se joueraient dans un mouchoir de poche. Cette fois, ils semblent avoir vu juste. Alors que tout reste possible quant au dénouement de cette importante échéance électorale, les premiers enseignements sont tirés.

Si les Démocrates peuvent encore tout perdre, les résultats moins mauvais qu’annoncés les placent presque en grand gagnant. Alors que la stratégie de Joe Biden de tout miser sur les droits fondamentaux comme celui de l’avortement avait été critiquée, les scores réalisés lui donneraient aujourd’hui raison.

Ces élections à mi-mandat avait pour habitude de sanctionner le Président en charge. Si cette règle est partiellement démentie aujourd’hui, il faut se tourner vers les républicains pour comprendre ces résultats équilibrés.

Lire aussi : Midterms 2022 : les enjeux des élections de mi-mandat

Donald Trump a beau scander : " De mon point de vue personnel, il s’agit d’une très grande victoire ", il n’en reste pas moins qu’il se retrouve fragilisé. Cette échéance devait lui servir de tremplin pour les présidentielles de 2024. Il s’était lancé ces dernières semaines dans une campagne de grande envergure. Dans plusieurs Etats clefs, il était venu appuyer les candidats locaux. Et il l’avait annoncé, à la suite de la victoire éclatante attendue, il aurait une " très, très, très grande annonce à faire ", ce 15 novembre. Le come back du leader semblait sur les rails. Mais quelques heures plus tard, les analystes tirent les premières conclusions.

Trump au coeur des critiques

Même les plus conservateurs n’hésitent pas à pointer des éléments forts. Fox News qui avait porté Donald Trump à bout de bras durant son mandat remarque : "Les résultats mitigés des candidats approuvés par Donald Trump ont été largement éclipsés par la puissante performance de réélection du gouverneur de Floride Ron DeSantis, un rival républicain potentiel de 2024."

Le quotidien conservateur The New York Post va plus loin en titrant : "Voici comment Donald Trump a saboté les élections de mi-mandat républicaines". Il qualifie même l’omniprésence de l’ancien président dans les débats de ces élections de "Toxic Trump". L’analyse pousse la critique d’un curseur encore : "Ce que les résultats de mardi soir suggèrent, c’est que Trump est peut-être le plus grand repoussoir de votes de l’histoire américaine moderne."

Le grand perdant de cette échéance annoncée comme cruciale pour celle de 2024 prend les formes de Donald Trump. Et cela, sans s’être même présenté devant les électeurs. Et malgré sa communication externe, des proches conseillers rapportent qu’en privé, l’ex-président était " livide " et " criait sur tout le monde ".

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