30 ans de sommets sur le climat : retour sur les grandes dates avant la COP 27

Les COP, un défi lancé depuis 30 ans qui peine à véritablement convaincre. Voici les grandes dates de ces discussions internationales sur le climat.

COP Glasgow
©Belgaimage

La COP 27, c’est déjà ce 6 novembre. Si elle durera jusqu’au vendredi 18, il n’a pas fallu attendre son ouverture pour entendre les premières critiques à son encontre. Des discussions sans effet. Machine à greenwashing…  Même la militante écologiste suédoise Greta Thunberg n’en sera pas. 

S’il est un fait certain, c’est que ces rassemblements internationaux ne sont pas parvenus à endiguer un dérèglement climatique de plus en plus prégnant. Cela fait pourtant trois décennies que les grands de ce monde s’entretiennent pour échanger sur les bonnes méthodes à adopter pour changer le cours des choses. Retour sur trente ans de conciliabules, et de petits pas.

1992, la Conférence de Rio

En juin 1992, les dirigeants du monde entier célébraient les vingt ans de la première conférence sur l’environnement humain qui s’était alors tenue à Stockholm. C’est à cette occasion qu’un agenda et un plan pour l’action internationale sur les questions d’environnement sont validés. Plus encore, 196 Etats et l’Union européenne signent pour la première fois la reconnaissance officielle d’un dérèglement climatique lié à l’activité humaine. C’est là que sont élaborées les Conférences des parties (COP). Il est décidé qu’une réunion se tiendra chaque année pour prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre ce dérèglement.

1995, la première COP à Berlin

Elle fixe les objectifs que doivent poursuivre chacun des pays signataires.

1997, Kyoto

Le protocole de Kyoto. Il aura marqué l’histoire des COP. Dès la COP 3 tenue au Japon, un grand accord est signé pour encadrer les émissions de CO2. À l’époque, 55 pays développés, et gros émetteurs, acceptent de réduire leurs émissions de 5% à l’horizon 2012. Le Congrès des Etats-Unis s’oppose a posteriori à cet accord.

2004, Buenos Aires

Les Etats-Unis ainsi que la Chine se refusent toujours de rejoindre le protocole de Kyoto. La Russie, elle, profite de cette COP organisée en Argentine pour avaliser ce premier grand accord.  Mais Kyoto reste un échec.

2007, COP de Bali

Cela fait près de dix ans que le protocole de Kyoto a été négocié. Mais son impact sur le dérèglement climatique est plus qu’insuffisant. Les négociations reprennent pour aller plus loin dans l’engagement. Mais après des heures de négociations, les USA de G.W. Bush refusent toujours d’entrer de plein pied dans un accord. Les discussions se prolongent au-delà du 14 décembre qui devait sonner la fin de cette réunion annuelle. Il faudra attendre le 15 pour voir sortir un accord signé par les Etats-Unis ayant pour ambition de… trouver un accord avant 2010.

2009, Copenhague

Le quinzième rendez-vous réunissant la communauté internationale était celle de toutes les attentes. Après l’engagement des USA à Bali de trouver un accord avant 2010, c’était l’année. Mais les espoirs sont rapidement douchés. Les USA et la Chine rejettent une nouvelle fois de s’inscrire dans un accord sur la réduction des émissions de CO2. Il en ressort finalement une déclaration d’intentions. L’ambition : limiter le réchauffement climatique planétaire de 2°C, le plus rapidement possible. Où, quand, comment ? À chacun son interprétation…

2015, Paris

C’est sans doute celle qui a fait le plus parler d’elle. La COP21, organisée à Paris, marque un moment historique. Après des années de stand-by, de notes d’intentions et d’accords sans substance, une véritable avancée se produit. Pour la première fois, un traité juridiquement contraignant voit le jour. L’objectif : limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Le fonds de 100 milliards de dollars à destination des pays les plus pauvres, avalisé notamment lors de la COP 2011 à Durban, est réitéré. L’Accord de Paris marque, parce qu’il s’agit d’un véritable accord. Mais il n’en reste pas moins insuffisant.

2021, Glasgow

De cette COP, les paroles du chef de l’ONU, Antonio Guterres, retiendront davantage l’attention que les discussions politiques. " Nous sommes en train de creuser notre propre tombe ", avait-il averti en ouverture de la 26ème conférence. Son message aura été  entendu. Bien moins écouté. À la sortie de cette COP26, face à un résultat décevant, il expliquera : "Les textes approuvés constituent un compromis. Ils reflètent les intérêts, les situations, les contradictions et le degré de volonté politique dans le monde d’aujourd’hui. Ils marquent des étapes importantes, mais malheureusement, la volonté politique collective n’a pas été suffisante pour surmonter certaines contradictions profondes."

Sur le même sujet
Plus d'actualité