Le Brésil a besoin de paix, d’unité et d’une Amazonie en vie, annonce Lula

"Le Brésil a besoin de paix et d'unité", a déclaré Lula, dimanche au soir de son élection à la présidence, ajoutant que son pays était "de retour" sur la scène internationale et ne voulait plus être un "paria".

Victoire de Lula
Le nouveau président du Brésil, Luiz Inacio Lula © Belga Image

" Le Brésil est prêt à reprendre son leadership dans la lutte contre la crise climatique (…) Le Brésil et la planète ont besoin d’une Amazonie en vie ", a ajouté l’icône de la gauche dans son discours de victoire, alors que le président défait d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est attiré les critiques de la communauté internationale pour la déforestation record de la plus grande forêt tropicale du monde sous son mandat.

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" Aujourd’hui, nous disons au monde que le Brésil est de retour, il est trop grand pour être relégué à ce triste rôle de paria dans le monde ", a-t-il ajouté tandis que le plus grand pays d’Amérique latine s’est isolé sur le plan diplomatique lors du mandat de Jair Bolsonaro. Lula a aussi plaidé pour " un Brésil égalitaire, un Brésil pour tous, dont la priorité est donnée aux personnes qui en ont le plus besoin ". " Notre engagement le plus urgent est d’éliminer à nouveau la faim " alors que 33 millions de Brésiliens sont en insécurité alimentaire, a-t-il souligné. " Je vais gouverner 215 millions de Brésiliens, et pas seulement ceux qui ont voté pour moi. Il n’y a pas deux Brésil, nous sommes un seul peuple, une seule nation ", a-t-il encore lancé à l’issue d’une campagne électorale brutale qui a coupé le pays en deux.

" Ce pays a besoin de paix et d’unité ", a jugé le président élu, car " personne n’a envie de vivre dans une famille où règne la discorde. Personne n’est intéressé à vivre dans un pays divisé ". Luiz Inacio Lula da Silva a obtenu 50,84% des voix, contre 49,16% pour Jair Bolsonaro, sur la base des résultats de 99% des bureaux de vote. C’est l’écart le plus serré entre deux finalistes de la présidentielle depuis le retour à la démocratie après la dictature militaire (1964-1985).

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