"Bombe sale" en Ukraine: l’AIEA mène "une vérification indépendante" cette semaine

L'AIEA a été invitée par Kiev à vérifier qu'elle ne développait pas de «bombe sale», contrairement à ce que prétend Vladimir Poutine.

Grossi et Zelensky
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avec le président ukrainien Volodymyr Zlensky, à Kiev le 31 août 2022 ©BelgaImage

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va visiter "cette semaine" deux sites ukrainiens à la demande de Kiev, selon un communiqué, alors que le président russe Vladimir Poutine accuse l’Ukraine d’effacer les preuves de préparation d’une "bombe sale".

Une nouvelle vérification dans un contexte tendu

"Les inspecteurs vont procéder à une vérification indépendante (…) pour détecter tout détournement de matière nucléaire", a expliqué jeudi le directeur général de l’instance onusienne, Rafael Grossi. Il doit s’exprimer dans l’après-midi à New York devant le Conseil de sécurité de l’ONU, lors d’une séance à huis clos. L’AIEA avait annoncé en début de semaine une inspection "dans les prochains jours", sans plus de détails. L’Agence a réaffirmé jeudi avoir inspecté un des deux lieux "il y a un mois", soulignant qu’"aucune activité nucléaire non déclarée n’y avait été trouvée".

Un peu plus tôt dans la journée, Vladimir Poutine avait réclamé une mission "au plus vite". Selon lui, l’Ukraine veut utiliser une arme radioactive "pour pouvoir dire plus tard que c’était la Russie qui avait effectué une frappe nucléaire". Une bombe radiologique ou "bombe sale" est constituée d’explosifs conventionnels entourés de matériaux radioactifs destinés à être disséminés en poussière au moment de l’explosion. "Au vu de l’intérêt et de l’urgence du dossier", l’AIEA publiera ses conclusions rapidement, outre le compte-rendu habituel fait au Conseil des gouverneurs, précise le communiqué.

À lire: Une " bombe sale " fabriquée par l’Ukraine? Pourquoi cette accusation de Moscou inquiète l’Occident

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