10 choses à savoir sur Xi Jinping, président chinois en route pour un troisième mandat

L’homme fort du Parti communiste chinois a défendu sa reprise en main de la Chine. Et les raisons de lui accorder un troisième mandat.

Xi Jinping au congrès du parti communiste chinois
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Cent dix minutes

Devant 2.296 délégués, Xi Jinping a prononcé une allocution d’une heure et cinquante minutes en ouverture du 20e Congrès du Parti communiste chinois censé déterminer la politique du pays pour les cinq prochaines années. Il a évoqué le parti à 142 reprises et le socialisme, 81 fois.

Impasses

Le chef du PCC (depuis 2012) et président de la République populaire de Chine (depuis 2013) n’a évoqué ni la guerre en Ukraine, ni le ralentissement économique chinois, ni le chômage des jeunes qui atteint des sommets, ni la situation dans la région du Xinjiang, où la Chine est accusée d’interner massivement la minorité ouïghoure.

Contre l’Occident

Au centre de son discours: le PCC plus que jamais comme force motrice du pays, la réunification avec Taïwan et une modernité “chinoise”. Et non “occidentale”. Car la Chine est du “bon côté de l’histoire” et n’a pas réalisé sa modernisation “à travers la guerre, la colonisation et le pillage”.

Huis clos

Le Congrès se poursuit dorénavant à huis clos jusqu’au 22 octobre. Le 23 octobre, la nouvelle équipe dirigeante, officiellement désignée par le comité central, se présentera. Avec, sans aucun doute, Xi Jinping à sa tête.

Changement de constitution, pas de dirigeant

Ce 20e Congrès aurait dû être celui du changement: après dix ans au pouvoir, Xi Jinping, 69 ans, aurait dû passer la main. Mais il a fait changer la Constitution pour rester au pouvoir au-delà de la limite des deux mandats.

Gorbatchev chinois?

Au début des années 2010, les observateurs occidentaux voyaient en lui un possible Gorbatchev chinois. Celui qui allait ouvrir le pays à la démocratie et précipiter la fin du Parti communiste. Raté.

Le retour du culte

Depuis son accession au pouvoir, la Chine renoue avec le culte de la personnalité : des portraits de Xi s’affichent partout, il y a même une app consacrée à la pensée de Xi Jinping. Le Parti est partout et a phagocyté l’État.

Populaire

Il semble que le leader chinois soit craint mais populaire. En raison de la politique anti­corruption menée contre les “mouches”, les petits fonction­naires, mais également contre les “tigres”, les hauts dirigeants. Également grâce à l’installation de toilettes publiques partout dans le pays.

Prince déchu

C’est un “Prince rouge”, fils d’un vice-Premier ministre de Mao tombé en disgrâce, pour un livre qu’il a laissé éditer. À neuf ans, Xi Jinping suit son père envoyé “à la campagne” pour “trahison”.

Renaissance

Il adhère à la Ligue de la jeunesse ­communiste chinoise en 1971. Après avoir essuyé neuf refus, il réussit en 1974 à adhérer au Parti communiste chinois. La réhabilitation du père en 1978 permettra à la carrière du fils de prendre l’envol que l’on sait.

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