Violence et marché noir: la situation se tend dans les pompes françaises par crainte d’une pénurie de carburant

La crainte d'une pénurie de carburant continue de faire la Une chez nos voisins. Dans les stations services, la tension monte alors que le gouvernement passe à l'action.

©Belga

La tension monte dans les stations service de l’Hexagone depuis une semaine. La baisse des prix accordée par le gouvernement puis la grève dans certains dépôts et raffineries de TotalEnergies qui fait craindre une pénurie à la population ont poussé les automobilistes à se ruer sur les pompes pour faire le plein. Circonscrite au Nord de la France dans un premier temps, la situation a fait tâche d’huile jusqu’à Paris.

Vol, marché noir et violences

De tôt le matin à tard le soir, des milliers de conducteurs prennent les pompes d’assaut dans l’espoir de faire le plein créant des files kilométriques pour remplir son réservoir. Certaines stations ont rapidement affiché " à sec " poussant même certains de nos voisins à traverser la frontière pour faire venir acheter leur carburant chez nous! Moins réjouissant: face à l’attente et à la crainte de la panne sèche, les esprits s’échauffent entre usagers de la route en attente d’un ravitaillement. Les tentatives de triche sont légion et, parfois, les nerfs lâchent. Les images d’altercations violentes se multiplient sur les réseaux sociaux. Les vols se multiplient également et les autorités craignent le développement d’un important marché noir.

Des personnels réquisitionnés

Sujet N°1 dans l’Hexagone, cette crise du carburant a poussé le gouvernement à réagir pour éviter un blocage complet. Alors que les négociations sont toujours en cours avec la direction de Total, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé la réquisition des personnels  indispensables au fonctionnement du dépôt de carburants de la raffinerie d’ExxonMobil de Notre-Dame-de-Gravenchon. Une procédure absolument exceptionnelle qui avait pourtant été écartée par l’exécutif dans un premier temps.

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Des répercussions chez nous?

Faut-il craindre que la crise fasse tâche d’huile jusque chez nous? Selon Total, la réponse est non. Le groupe assure que l’approvisionnement belge n’est pas menacé, notre pays n’étant pas fourni par la France.

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