Alaska: scandale dans un concours d’ours après la découverte d’une fraude

Le concours, pris très au sérieux aux États-Unis, a tout de même pu désigner un vainqueur.

Un ours mangeant un saumon en Alaska
©Belga

Le public était invité à voter pour l’ours qui se remplit le plus la panse… Mais la " Fat Bear Week " a viré au psychodrame en Alaska cette semaine: lors du vote, les urnes ont été bourrées et les organisateurs ont rétrogradé un candidat pour préserver l’intégrité de l’élection.

La compétition, organisée chaque année par le parc national de Katmai pour sensibiliser le public à la protection des animaux, semblait offrir un modèle de probité, alors que les débats sur l’impartialité du processus électoral animent toujours l’Amérique post-Trump, à trois semaines des élections de mi-mandat.

Mais le concours a été terni par une tentative de fraude. En demi-finale pour le titre d’ours le plus gras d’Alaska, l’ours 435 a injustement volé la victoire à l’ours 747 dont la carrure est digne d’un avion Boeing, grâce à une campagne de spams.

"Tout comme les ours se gavent de saumons, nos urnes ont elles aussi été bourrées", s’est indigné dimanche soir le parc national sur Twitter, en expliquant avoir reçu une flopée d’e-mails à la dernière minute. "Heureusement, il nous est facile de déterminer quels votes sont frauduleux", ont rassuré les organisateurs.

Plus de 800.000 participants

Après recomptage, ils ont déclaré l’ours 747 vainqueur. Le plantigrade affrontera donc l’ours 901 en finale mardi, pour un clash de titans. Démarré sur le ton de la blague en 2014, le concours fait désormais sensation aux Etats-Unis. En 2021, plus de 800.000 personnes ont voté pour leur mascotte favorite.

Le public peut choisir son colosse préféré en observant les candidats, qui ingurgitent jusqu’à 45 kilos de saumon par jour, grâce aux caméras d’Explore, une ONG de défense de l’environnement. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les ours bruns et leur incroyable métabolisme.

Car l' "ursus arctos " ne conserve pas en permanence sa carrure de catcheur. Au printemps, il est famélique, sa silhouette semble plutôt taillée pour la Fashion week. Mais pendant l’été et l’automne, les ours du parc gagnent jusqu’à 50% de leur poids.

Une prise de masse cruciale avant leur hibernation. Pendant cinq mois, les ours se terrent et ne se réveillent jamais, pas même pour boire ou rejeter quoi que ce soit. Grâce au gras accumulé, ils se nourrissent des protéines recyclées de leur propre urée, et conservent leur masse musculaire.

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