Guerre en Ukraine: ce journaliste de la BBC se met à l’abri en plein direct (vidéo)

La séquence a fait le tour du web et donne froid dans le dos. On y voit un journaliste de la BBC, Hugo Bachega, se mettre à l'abri lors du bombardement de Kiev, en plein direct.

Kiev bombardé, le 10 octobre 2022
La capitale de l’Ukraine, Kiev est ravagée par le bombardement russe © Belga Image

C’est quelque peu groggy que le monde s’est mis en marche ce lundi matin, comme touché par une vilaine gueule de bois en attendant, anxieusement les annonces de Vladimir Poutine. En effet, suite à la puissante explosion endommageant le pont de Crimée, une infrastructure clé dans la région, des représailles étaient craintes. Et elles ne se sont pas fait attendre. Marquant un nouveau tournant dans cette guerre qui continue de s’enfoncer dans la violence.

À 8 h 18, heure locale, le correspondant de la BBC, Hugo Bachega,  était en duplex depuis un toit situé devant le monastère Saint-Michel. Véritable emblème de la capitale ukrainienne avec ses nombreux dômes dorés, il évoque l’explosion du Pont de Crimée de ce week-end et explique que cet évènement va sans doute déclencher une réponse forte du Kremlin, qui réunissait son conseil de sécurité ce lundi matin.

Il poursuit : " Nous avons vu hier dans une zone résidentielle de la ville de Zaporijia, la ville du sud du pays, très proche des lignes de front, a été touchée. Plus d’une douzaine… ". Puis soudain, il s’arrête au son d’une roquette qui retentit dans le ciel.

Une attaque sans précédent 

Et effectivement, en guise de réponse Moscou a envoyé, lundi, 75 missiles sur l’ensemble de l’Ukraine, touchant notamment la ville de Kiev en réplique à l’attaque "terroriste" du pont de Crimée.

 " Si les tentatives d’attentats terroristes sur notre territoire se poursuivent, les réponses de la Russie seront sévères et leur ampleur correspondra au niveau des menaces posées " , a mis en garde Vladimir Poutine en ouverture d’une réunion télévisée du Conseil de sécurité russe.  " Personne ne doit avoir le moindre doute " , a-t-il averti.

D’ailleurs, le numéro deux du Conseil de sécurité de la Russie et ex-président, Dmitri Medvedev, a assuré que les frappes massives contre l’Ukraine n’étaient qu’un  " premier épisode " , appelant au  " démantèlement total  " du pouvoir politique ukrainien.  " Le premier épisode s’est joué, il y en aura d’autres " , a-t-il écrit sur Telegram.

Une escalade inacceptable de la guerre 

Ce dernier soubresaut d’une violence inouïe a évidemment été dénoncé par les instance internationales, l’ONU notamment. M. Guterres, son secrétaire général, s’est dit " profondément choqué " et s’est insurgé contre "une escalade inacceptable de la guerre " dont les civils  " paient le prix le plus élevé " . D’autres personnalités politiques ont d’ailleurs exprimé leurs soutient à l’Ukraine sur Twitter

Et alors que la menace nucléaire subsiste, plusieurs questions demeurent…. Jusqu’où ira la violence ? Quand cela s’arrêtera-t-il . Que reste-t-il comme porte de sortie à Vladimir Poutine ?

 

 

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