Quelle réponse de l’Otan en cas d’attaque nucléaire russe en Ukraine?

L'ancien directeur de la CIA et général à la retraite, David Petraeus a esquissé un scénario de réponse de la part de l’Otan, dans l’éventualité ou Poutine utiliserait l’arme nucléaire en Ukraine.

L’ancien général quatre étoiles et ex-directeur de la CIA David Petraeus
L’ancien général quatre étoiles et ex-directeur de la CIA David Petraeus @BELGAIMAGE

Depuis le début de la guerre, pas une semaine ou presque passe sans que la Russie n’évoque de manière plus ou moins explicite le recours à l’arme atomique. La semaine dernière, Vladimir Poutine a affirmé que toute frappe sur les nouveaux territoires annexés par son pays serait considérée comme une agression.

Trois jours avant, son ancien n°2 Dimitri Medvedev avait assuré que Moscou défendrait " ses " nouveaux territoires, "y compris avec les armes nucléaires stratégiques". Agiter le spectre de l’apocalypse atomique reste sans doute en premier lieu une manière pour Poutine de dissuader l’Occident de s’engager directement dans le conflit.

Il n’empêche que la menace est considérée comme suffisamment sérieuse par les pays de l’Otan, pour que ceux-ci répondent, à leur tour, par l’intimidation.

Eliminer "toutes les forces russes que nous pouvons identifier sur le champ de bataille en Ukraine"

L’ancien général quatre étoiles et ex-directeur de la CIA David Petraeus a ainsi jugé sur ABC News que le danger nucléaire que fait peser la Russie ne pouvait "en aucun cas être accepté". Tout en expliquant qu’il s’exprimait en son nom et n’avait pas discuté de cela avec le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, David Petraeus a avancé que l’utilisation de l’arme nucléaire en Ukraine impliquerait "un effort collectif de l’Otan qui éliminerait toutes les forces russes que nous pouvons identifier sur le champ de bataille en Ukraine et également en Crimée, ainsi que tous les navires en mer Noire".

Bien que Kiev ne fait pas partie de l’Alliance, une réponse des États-Unis et de l’Otan" serait tout de même nécessaire, a estimé l’ancien haut gradé, qui a jugé Vladimir Poutine, "désespéré". "La réalité du champ de bataille à laquelle il est confronté est irréversible (…)Aucune annexion, aucune menace nucléaire, même voilée, ne peut le sortir d’une telle situation". "Il faudra bien qu’il y ait un début de négociations, comme l’a dit le président ukrainien Zelensky", selon David Petraeus.

Selon des sources ukrainiennes citées par Belga, Kiev a percé les positions russes dans le sud du pays, tout en parvenant à étendre son offensive dans l’est. La percée dans le sud est la plus importante depuis le début de la guerre pour les forces ukrainiennes : plusieurs villages situés le long du fleuve stratégique Dniepr seraient ainsi retombés aux mains des Ukrainiens lundi.

 

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